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Critique

Notre critique des tomes 1 et 2 de L’homme qui tua Nobunaga

Saya

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Dessinateur : Tôdô Yutaka
Scénariste : Akechi Kenzaburô
Éditeur : Delcourt/Tonkam
Collection : Seinen
Genre : Historique, Drame
Public : + 14 ans 
Contenu : 208 pages
Sortie : 3 février 2021
Prix : 7,99€
Statut de la série : Terminée en 8 volumes

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Résumé

Plongez au cœur des derniers mois d’Oda Nobunaga, éminent seigneur de guerre ayant unifié le Japon au XVIe siècle. Laissez-vous porter par l’amitié qui le liait à Yasuke, le tout premier samouraï noir, et découvrez l’histoire qui mena à son assassinat lors de l’incident de Honnôji. Après plusieurs siècles, le voile est enfin levé sur les mystères qui planaient sur cet événement historique.

Notre critique

Présenté sous la forme d’une enquête faite par Kenzaburo Akechi, descendant présumé de Mitsuhide Akechi, assassin du puissant Oda Nobunaga, cette série veut nous prouver que l’histoire est écrite par les vainqueurs. Ainsi, Toyotomi Hideyoshi aurait changé la réalité et salit le nom des Akechi. Ainsi nous remontons le temps et découvrons la vie telle qu’elle était au Japon, au XVIème siècle.

La vie de Akechi Mitsuhide avant qu’il ne rencontre Nobunaga est fort peu connue. Il était le fils du gouverneur du château d’Akechi (Mino) et il a dû fuir à Echizen quand les Toki se sont fait attaquer et battre. Sur la route, il a rencontré celle qui sera son épouse dévouée, Hiroko. Akechi Mitsuhide est un stratège et un poète, qui se fait remarquer par Oda Nobunaga sur le tard. Ce dernier a déjà un certain âge quand ses compétences militaires sont reconnues, mais cela ne va pas l’empêcher de monter dans la hiérarchie et de gagner la confiance de son chef.

L’autre personnalité forte que l’on suit dans cette série n’est autre qu’Oda Nobunaga. Ce dernier est souvent représenté comme un jeune homme. Il a 18 ans de moins que Akechi, qui avait déjà 55 ans lors de leur rencontre. Fort charismatique, il veut unifier le Japon et soumettre son pays aux guerriers. Même si il laisse un shogun en place, Ashikaga Yoshiaki, ce dernier n’est qu’une marionnette qui voit ses prérogatives être rognées de plus en plus par Nobunaga.

Enfin, dernier personnage de cette sombre histoire, Toyotomi Hideyoshi, qui serait à l’origine de l’histoire contrefaite au sujet de l’assassinat de Nobunaga. Cet homme est un manipulateur perspicace et ambitieux. Il manigance et manœuvre les hommes comme personne. Il est également un bon stratège.

Dans ce récit qui se veut historique, on passe du présent au passé, des explications de Kenzaburo Akechi qui explique ses démarches, aux grands moments de la vie de son ancêtre présumé, Mitsuhide Akechi. Et pour ce faire, l’auteur se base notamment sur l’histoire relatée par Yasuke, premier samouraï noir. Ce dernier est en fait un esclave noir venu au Japon sur le navire de son maître, Valignano, un missionnaire. Devant sa façon de se battre, Nobunaga a voulu avoir à ses côté cet homme. Comme son nom était difficile à prononcer pour les Japonais, Nobunaga a transformé Yasufe en Yasuke et en a fait son garde du corps. Nobunaga a semblerait-il traité cet homme comme un être humain et non comme un esclave. A la mort de ce dernier, Yasuke a été remis à d’autres missionnaires qui ont transmis son témoignage à Madrid.

Le récit est fort complet, avec beaucoup d’informations, parfois trop d’un coup. L’histoire est haletante, avec peu de temps mort. Entre les pages du manga, on trouve des pages de textes qui nous donnent pleins d’informations sur Akechi, sa descendance ou encore les batailles qu’il a menées. Le dessin est d’une grande qualité, avec un trait fin, précis et nerveux, en adéquation avec ce genre de récit historique. Même si il n’y a pas beaucoup de décors, on trouve pas mal de détails, que ce soit au niveau des fleurs, des tissus ou des navires. Des histoires bonus à la fin permettent d’en savoir plus sur les recherches faites par Kenzaburo Akechi. Sur la jaquette du premier tome, on a le portrait de Mitsuhide Akechi et c’est Oda Nobunaga en armure qui est sur celle du deuxième tome.

Notre critique des tomes 1 et 2 de L’homme qui tua Nobunaga
Conclusion

En résumé, voici une série historique qui est une véritable enquête sur ce qu'il s'est réellement passé il y a 431 ans, à Honnôji. On y suit les plus grands de cette époque et on découvre une histoire souvent méconnue. L'auteur donne beaucoup de détails et on sent qu'il a fait pas mal de recherches. Voici un manga vraiment passionnant!

Scénario
90
Dessin
85
Édition
85
Mise en scène
80
Intérêt sur la durée
85
On a aimé :
Historiquement show
Le charadesign
Fort documenté
On a moins aimé :
Fort dense
85

De la génération Club Dorothee, élevée avec Saint Seya, Cobra et City Hunter, Saya, qui a un gros faible pour les shojo et les josei, adore faire de nouvelles découvertes. Le manga est une passion qu'elle n'hésite pas à transmettre aux générations futures.