S'enregistrer
Votre mot de passe vous sera envoyé.

Scénariste : Ryo Mizuno
Dessinateur : Makoto Yotsuba
Éditeur : Pika Édition
Collection : Seinen
Genre : Héroic-Fantasy, Combats, Quête
Public : + 12 ans
Contenu : 216 pages et 192 pages
Sortie : 16 octobre et
11 décembre 2019

Prix : 7,20 €
Statut de la série : Terminée en 7 tomes

Acheter Site Officiel

Résumé

Les seigneurs règnent sur le royaume car ils sont les seuls à pouvoir utiliser un crest, une marque magique, qui leurs confèrent une très grande force afin de repousser les ténèbres et le chaos. Siluca Meletes, quant à elle, est magicienne et après avoir terminé ses études et être devenue une mage accomplie, elle se voit obliger de sceller un pacte avec le comte Constance, un seigneur possédant un crest, plus connu pour son côté lubrique et ne s’entourant que de jolies femmes, que pour ses faits d’armes. Alors qu’elle se rend sur le domaine de Constance en compagnie d’Irvin, chambellan chez les gardiens du chaos, leur carriole se fait attaquer par une garnison ennemie. Soudain, un étrange jeune homme sort de nulle part pour les aider en ayant recours à un crest. Théo n’a pas hérité de son crest, comme c’est toujours le cas chez les seigneurs, mais il l’a développé seul en tuant des monstres et cela dans le but de retourner dans son pays pour le sauver du chaos. Mais son pouvoir est loin d’être assez développé pour pouvoir prétendre à la possession de son pays qui est déjà sous l’autorité du vicomte Rossini. Siluca décide de venir en aide à Théo, tout en y voyant son propre avantage puisqu’elle scelle un pacte avec lui la libérant ainsi du comte constance. Sous la direction de Siluca, tout s’enchaîne très vite pour Théo qui devient un seigneur de l’union fantasmagorique, s’empare du crest de Midrick et se voit ajouter Maître Saturnus à la liste de ses mages. Mais avec un royaume vient les conflits et le seigneur Lassic est déjà aux portes de Théo pour s’emparer de son crest. Siluca se retrouve alors face à un ancien camarade de l’académie, le mage Moreno. La jeune magicienne arrive rapidement à ses limites et c’est une nouvelle fois Théo, qu’elle avait forcé à rester en retrait au château, qui lui vient en aide. Où ce combat mènera t’il les deux seigneurs qui semblent être fait du même bois: un massacre ou une alliance prometteuse?

Notre critique

Makoto Yotsuba donne vie aux light novels de Ryo Mizuno dans cette adaptation en manga de Record of Crandcrest War. Un monde de ténèbres et de magie s’ouvre alors devant nous à travers cette histoire où l’intégrité sera le maître mot.

En effet, Siluca semble avoir choisi Théo pour sa droiture et son bon fond, ce qui manque cruellement à la plupart des seigneurs. Le jeune homme, se présentant comme issu de la classe ouvrière, reste humble malgré sa force et sa gravitation rapide des échelons dans la seigneurie. Théo est proche du peuple et tout ce qu’il souhaite c’est leur venir en aide de quelque manière que ce soit. Tout comme Siluca, nous ne pouvons que tomber sous le charme de ce nouveau souverain droit et juste. Malgré une première présentation un peu brutale, il s’avérera que Lassic est de la même trempe et que lui aussi se bat pour une bonne cause.

L’histoire avance très vite et le rythme est très rapide. Théo ne possède qu’un crest de petite intensité quand Siluca le rencontre. Mais en seulement quelques pages, il se voit évoluer en chevalier, passer un pacte avec un mage, devenir seigneur d’un royaume et obtenir ainsi un 2ème crest et un 2ème magicien à son service. Le rythme bien trop rapide est un peu déroutant et on ne comprend pas pourquoi tout va si vite. Il aurait été intéressant d’en apprendre plus sur Théo, et que Siluca et lui fasse plus ample connaissance ou encore que Théo développe petit à petit ses capacités avant de partir affronter un seigneur pour lui prendre ses terres. Mais le pauvre Théo n’a pas vraiment eu son mot à dire avec une magicienne quelque peu tyrannique comme Siluca qui n’en fait qu’à sa tête et à ses envies.

Théo et Siluca nous offrent ainsi un duo comique avec un souverain qui est plus le pantin de la magicienne qu’autre chose. Le jeune seigneur paraissant un peu limité, il se laisse porter par Siluca nous offrant des scènes très marrantes comme quand Lassic et Moreno constatent que c’est Siluca qui tirent les ficelles et que le pauvre Théo n’est pas du tout au courant de son propre plan de conquête.

Mais quel est le véritable but de la magicienne? On a bien compris qu’elle n’aimait pas la manière dont les seigneurs actuels dirigeaient le royaume mais que cherche-t-elle à faire? Simplement aider Théo dans son rêve de reconquête de son pays? Cela semble peu probable. Mais si ses intentions sont bien d’aider le jeune seigneur, on ressent qu’elle aussi a un but bien précis mais jusqu’à présent tout cela est encore très mystérieux.

Et Théo aussi a sa part de mystères puisqu’il n’arrive de nulle part avec un crest en sa possession. Seul les seigneurs possèdent des crests alors comment le jeune homme issu du peuple peut-il en avoir un? Peut-on vraiment en développer un en tuant des monstres? Si c’est le cas, il devrait y avoir plus de seigneurs. Il est fort probable que le jeune Théo cache de petits secrets qui ne manqueront pas d’être révélés par la suite. Enfin c’est à espérer, d’autant plus qu’un souvenir de son passé a resurgit à l’évocation de Cornaro, le héro de son île natale. Sans oublier Aishela et Irvin, les deux gardiens du chaos, dont on ne connaît rien et que nous auront plaisir à connaître davantage dans les prochains tomes.

Les personnages sont très détaillés marquant même leur fatigue via des gouttes de sueur. On peut cependant déplorer que les visages d’une grande partie des personnages masculins présentent de fortes ressemblances ce qui ne permet pas aux lecteurs de les différencier facilement. C’est le cas notamment entre Lassic, Moreno et Théo qui dans le feu de l’action, avec des traits tirés par l’angoisse ou l’énervement, se ressemblent très fort.

Les arrières plans sont eux aussi très détaillés avec parfois des décors très minutieux. Cela rend par moment la lecture plus lourde avec des décors et des personnages très détaillés mais aussi de grandes bulles avec beaucoup de texte. Tout cela donne, dans certains cas, des pages très voire trop chargées, ce qui rend la lecture moins agréable car on ne sait plus où « donner des yeux ». Des lignes de vitesse et des onomatopées viennent aussi agrémenter les scènes de combat.

Trailer

La série de Light Novels ayant reçu un franc succès, en plus d’une version manga, une adaptation en anime a également vue le jour et compte 26 épisodes (disponible sur Wakanim). Un jeu vidéo lui est également consacré (uniquement au Japon).

Notre critique des tomes 1 et 2 de Record of Grancrest War

En conclusion, un bon début de série plein de mystères pour ces deux premiers tomes de Record of Grancrest War. On peut juste déplorer l'évolution un peu trop rapide de Théo mais disons que cela lui laissera plus de temps pour atteindre son but.

Scénario70%
Dessin85%
Édition85%
Originalité70%
Mise en scène85%
Intérêt sur la durée70%
On a aimé
  • Humour
  • Mystères
On a moins aimé
  • Evolution trop rapide.
75%Note Finale

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.