Notre critique des tomes 3 et 4 de Bloom into you

Dessinatrice : Nio Nakatani
Scénariste : Nio Nakatani
Éditeur : Kana
Collection : Shôjo
Genre : Romance, Tranche de vie
Public : + 14 ans
Contenu : 178 pages
Sortie : 6 décembre 2019 et 28 février 2020
Prix : 7,45€
Statut : En cours de publication

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Résumé

“Tôko et Yû se rapprochent petit à petit, ce qui n’est pas du goût de Sayaka Saeki. Tandis que cette dernière essaye de tirer les choses au clair en ce qui concerne la relation de ses amies, Yû, elle, se résigne à rester aux côtés de Tôko. Aurait-elle même décidé de renoncer à tomber amoureuse un jour ?”

Notre critique

Alors que Yû commence à s’interroger sur ses sentiments envers Tôko, celle-ci lui demande de rester à ses côtés sans jamais tomber amoureuse d’elle. Yû essaye alors de se convaincre que cela ne change rien : elle est de toute manière incapable de tomber amoureuse de qui que ce soit, et préfère de toute manière que leur relation actuelle ne change pas. Pourtant, elle commence à sentir un certain malaise. Est-ce réellement le genre de relation dont elle a envie ?

Ces deux nouveaux tomes de Bloom into you continuent de faire progresser doucement la relation entre Yû et Tôko. Mais alors qu’à ce stade de l’histoire, on devrait attendre avec impatience que leur relation progresse, la situation fait qu’on en vient presque à espérer le contraire. Car si Yû tombe réellement amoureuse de Tôko, celle-ci est catégorique : elle ne pourra plus l’aimer. C’est une situation vraiment compliquée pour Yû, car non seulement elle peine à comprendre la portée de ses propres sentiments, mais elle doit en plus s’imposer de ne pas y réfléchir, car cela risquerait de faire s’éloigner Tôko.

Cette dernière concentre de son côté toute son énergie à préparer la fameuse pièce de théâtre que sa sœur aînée tenait à jouer, convaincue qu’il s’agit de l’étape finale pour « devenir » sa sœur. Et l’ironie du sort fait que la pièce écrite par leur camarade, qui s’inspire de Tôko pour l’imaginer, lui fait jouer le rôle d’une jeune fille amnésique qui tente de découvrir qui elle est en fonction des échos de ses proches, qui dépeignent tous une personnalité différente. Pour Tôko, convaincue de n’être rien si elle ne reproduit pas à l’identique la personnalité de sa défunte sœur, cette pièce de théâtre pourrait très bien être l’élément déclencheur d’une remise en question ; c’est d’ailleurs ce qu’espère Yû.

L’histoire prend ainsi une tournure plutôt intrigante, sans pour autant négliger l’aspect romantique qui va au contraire se développer davantage. À présent que Yû semble de plus en plus attachée à Tôko, les scènes romantiques entre elle deviennent encore plus intéressantes. Et aux sentiments grandissants de Yû se rajoute la présence d’une « rivale amoureuse », l’amie de Tôko, Sayaka, qui l’aime en secret sans pouvoir le lui avouer au risque de perdre son amitié. Pourtant, cet équilibre fragile va très certainement bientôt s’écrouler, autant pour Yû que pour Sayaka, et on a hâte de voir comment leur relation avec Tôko va alors évoluer.

Dans l’ensemble, on peut désormais dire que Bloom into you nous a prouvé son intérêt avec ces quatre tomes au scénario bien ficelé et aux dessins réussis, qui aborde toujours de manière habile des problèmes de l’adolescence, de la pression sociale et de l’acceptation de soi, sans tomber dans les clichés du genre. Les personnages ne rentrent pas dans des cases toutes faites et se cherchent, à leur rythme, et à travers leur relation à l’autre.