Notre critique du tome 1 de Chainsaw Man

Dessinateur : Fujimoto Tatsuki
Scénariste : Fujimoto Tatsuki
Éditeur : Kaze Manga
Collection : Shonen UP!
Genre : Fantastique, Action
Public : + 14 ans
Contenu : 192 pages
Sortie : 11 mars 2020
Prix : 7,29€
Statut de la série : En cours de publication

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Résumé

Denji a des dettes, ou plutôt son père lui a laissé de grosses dettes. Orphelin, pour survivre, il accepte d’être exploité par un yakuza en tant que Devil Hunter. Il tue des démons et les revend à ce yakuza, contre remboursement de ses dettes. Un malheureux concours de circonstance va le rendre surpuissant et le transformer en démon-tronçonneuse. Il est recruté par une organisation de chasseurs de démons, à qui il doit encore obéir…

Notre critique

Denji est un personnage à la psychologie assez ambiguë. Il a tout du loser : il se fait exploiter par un malfrat, on le traite comme un chien, il vit dans un bouge et il n’a jamais fait un vrai repas. Seul, abandonné par un père qui s’est suicidé à cause de ses dettes, il a pour compagnon Pochita, un chien-démon-tronçonneuse, à qui il raconte ses rêves les plus fous, concernant leur avenir. Son boulot est de tuer des démons, dont il revend les carcasses à un yakuza, afin de rembourses les dettes de son paternel. Denji a une vie difficile, il se laisse maltraiter sans rien dire, et son avenir semble fort sombre. Lorsque le yakuza va décider de sa mort en échange de la force d’un démon, Pochita va se sacrifier pour sauver Denji : il fusionne avec lui et lui transmet son côté démoniaque. Là, Denji va se secouer et il décide d’atteindre ses rêves, pour le pauvre Pochita, qui vit en lui maintenant. De loser, on a un battant! Denji va entrer dans une organisation de Devil Hunters et va reprendre le seul boulot qu’il sait faire : chasser des démons. Sera-t-il encore un chien pour ses nouveaux employeurs? Makina qui l’a recrutée l’appelle “chien-chien” et elle n’a pas eu difficile de le persuader de la suivre : juste un plat de nouilles a suffit à convaincre Denji d’entrer dans l’organisation. Le but ultime de Denji semble être de peloter la poitrine de sa responsable.  Sa relation avec ses nouveaux collègues n’est pas ce qu’il y a de plus harmonieux : Aki Hayakawa ne le supporte pas et Power, une homini-démon, n’hésite pas à l’échanger contre la vie de la pauvre Nyaako, son chat, enlevée par un démon. On ne peut pas dire que la vie de Denji se soit beaucoup améliorée.

L’univers de ce manga est sombre, violent, gore, cauchemardesque et en même temps déjanté et grotesque, avec un humour assez lourd et scabreux. Les personnages sont difficiles à cerner, non manichéens, avec des personnalités hautes en couleurs et aux caractères parfois bien tranchés. L’auteur de cette série a également créé “Fire Punch“, qui a connu un certain succès. N’ayant pas encore eu en main cette série, difficile de comparer les deux œuvres, mais on peut espérer le même succès pour ce petit frère.

Le dessin est assez particulier et propre à son auteur : Tatsuki Fujimoto semble se lâcher dans la création de variétés de démons, tous plus étranges et effrayants les uns que les autres. Même son héros est une création originale : mi-homme, mi-démon, mi-tronçonneuse. Les scènes de massacres ne sont pas toujours très claires, à cause d’une surcharge d’hémoglobine et de lignes de mouvements, qui assombrissent le dessin. Cet aspect sombre et chargé crée une ambiance dramatique, limite glauque, dans cette série. Sur la jaquette, on a un Denji qui se défonce en tant que démon-tronçonneuse. Coté verso, on le retrouve avec un collier autour du cou, tel un chien qu’il semble être dans cette série. Les deux faces d’une même pièce!