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Dessinatrice : Harada
Scénariste : Harada
Éditeur : Boy’s Love IDP
Collection : Hana Collection
Genre : Yaoi, Comédie
Public : + 16 ans
Contenu : 196 pages
Sortie : 27 juillet 2020
Prix : 7,95€
Statut : En cours de publication

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Résumé

« Kasuya vient d’être exilé dans un trou paumé pour avoir déclenché un scandale dans son entreprise. C’est dans cette campagne chaude et inerte qu’il rencontre son nouveau voisin, Kuzuya, chômeur et véritable déchet de la société à ses yeux. Mais Kasuya lui-même, égoïste, fourbe et dépourvu d’empathie, a un point commun de taille avec son voisin : il aime se faire défoncer le cul. Lorsque Kuzuya lui propose de découvrir et partager les sensations d’un vrai pénis, l’appétit sexuel de Kasuya prend le dessus. Alors que ce dernier découvre, non sans jalousie déplacée, le passé difficile de son compagnon, s’installe entre eux une relation faite de caprices, de gags et de disputes à qui sera pénétré ce soir-là ! »

Notre critique

Après One Room Angel, un one-shot qui se voulait plutôt soft, Harada revient en force avec une nouvelle série cette fois beaucoup plus trash et fidèle à son style habituel d’histoires ! Il suffit en effet de lire le synopsis pour tout de suite savoir à quoi s’attendre, pour peu que l’on ait déjà lu d’autres séries de la mangaka. De l’érotisme totalement décomplexé et de la vulgarité à toutes les sauces attendent les lectrices et lecteurs de ce premier volume qui commence très fort !

L’histoire se déroule dans un coin de campagne un peu perdu, loin des grandes villes. C’est là que Kasuya, notre héros et auparavant employé à l’avenir prometteur, se retrouve muté suite à un scandale avec la fille de son patron. Il pense d’abord essayer de regagner son poste, mais voit tous ses espoirs s’envoler lorsqu’il réalise que toute l’entreprise, jusqu’aux employés de ce coin paumé, sont désormais au courant de sa passion pour… le sexe anal ! Et alors qu’il est au fond du trou, il découvre que son nouveau voisin, Kuzuya, a la même passion que lui. Tous deux s’entendent comme chien et chat, mais, aussi désespérés et dépités par la vie l’un que l’autre, ils décident de devenir sex friends, parce que pourquoi pas.

Sur ce début d’histoire totalement brusque et déjanté commence ce manga qui, chapitre après chapitre, nous promet un véritable déferlement de sexe, vulgarité, et situations délirantes. Comme à son habitude, Harada nous livre une histoire complètement décomplexée dans laquelle le sujet du sexe et des fantasmes est abordé sans aucun tabou. Rejetés par la société pour leurs fantasmes qui sortent de la norme, ces deux « déchets » (Kasuya et Kuzuya ayant tous deux un nom en rapport avec le mot déchet) décident de tout envoyer balader et d’assumer totalement leurs passions. Leur relation de sex friends est des plus amusantes à suivre dans son évolution, entre chamailleries constantes et grands éclats de rires : ils profitent de leur « joyeuse vie de merde » à 100%, pour notre plus grand régal.

La traduction est également réussie, sans fautes et très drôle à lire ; seul point négatif, l’utilisation systématique du verbe « venir » pour parler de jouir, qui n’est pourtant pas très commune en français…

On avertira néanmoins les lectrices et lecteurs sur un point assez sensible, puisque l’histoire comporte plusieurs scènes très explicites de viol et d’abus sexuels mettant en scène l’un des héros, victime d’un autre personnage de l’histoire… Ces scènes qui se veulent « comiques » de par la personnalité déconnectée du violeur (persuadé d’être dans une relation normale avec l’autre) se révèlent plutôt malaisantes et risqueraient bien de gâcher l’histoire à certains. D’autant plus que les autres personnages de l’histoire, mis au courant, trouvent la situation… marrante. Même si, comme le reste de l’histoire, rien n’est présenté sérieusement et tout est assez déconnecté de la réalité, on déconseillera fortement le titre ou en tout cas de lire le chapitre bonus en fin de tome si voir ce genre de scène vous met mal à l’aise.

Notre critique du tome 1 de Happy Shitty Life

Une histoire trash et déjantée à la sauce Harada. Aucun tabou, aucun complexe, aucune limite !

Scénario85%
Dessin85%
Edition95%
Originalité85%
Mise en scène90%
Intérêt sur la durée80%
On a aimé
  • Les sujets tabous décomplexés
  • Déjanté et délirant
  • Du pur Harada
On a moins aimé
  • Beaucoup de scènes de viol...
  • ... dont une au collège en "bonus"
85%Note Finale

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