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Critique

Notre critique du tome 1 de Le rêve de mon père

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Dessinateur : Taiyô Matsumoto
Scénariste : Taiyô Matsumoto
Éditeur : Kana
Collection : Made In
Genre : Tranche de vie
Public : + 14 ans
Contenu : 248 pages
Sortie : 21 septembre 2018
Prix : 12,70€
Statut de la série : Terminée en 3 tomes

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Résumé

« Shigeo est un élève très studieux qui vit seul avec sa mère. Alors que les vacances d’été débutent, il est contraint d’aller vivre chez son père, Hanao. Ce dernier est un trentenaire qui a quitté le foyer pour devenir joueur de base-ball professionnel dans l’équipe des Tokyo Giants. Tout oppose ce père rêveur qui est resté un grand enfant et son fils, plus terre-à-terre, qui ne pense qu’à ses études. Finalement, il se pourrait bien que Shigeo découvre que l’apprentissage de la vie ne se fait pas qu’à l’école… »

Notre critique

Le rêve de mon père, de son titre original Hana otoko (ou « l’homme-fleur »), fut originellement publié en 1991-1992 au Japon. Il s’agit d’un des premiers mangas de Taiyô Matsumoto, avant que celui-ci ne se fasse davantage connaître pour ses œuvres cultes comme Ping-pong ou Amer Béton. Mais même si elle aura un peu tardé à nous parvenir en France, Le rêve de mon père n’en reste pas moins une des œuvres majeures de l’auteur.

Pour ce classique en trois volumes, les éditions Kana nous proposent un manga grand format, avec une couverture en papier très doux, et une qualité d’impression à laquelle on n’aura pas grand-chose à reprocher. Le premier tome commence sur une préface de quelques pages de Stéphane Beaujean, critique de manga et directeur artistique du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, qui introduit l’auteur et son œuvre en nous replaçant dans le contexte de la création du manga.

L’histoire est centrée autour de Shigeo, un jeune garçon pour qui les résultats scolaires sont tout ce qui compte, et son père Hanao, à l’extrême opposé. Tandis que Shigeo est mature et pessimiste, Hanao vit au jour-le-jour et ne se soucie de rien. Obnubilé par sa passion et son rêve de devenir joueur de base-ball professionnel, il passe ses journées à dormir, à se promener ou bien à s’entraîner au base-ball. Au fil des pages et des courts chapitres qui constituent l’histoire, Shigeo va apprendre à connaître ce père bruyant et extravagant qu’il rejette totalement au début, avant de finalement s’ouvrir peu à peu à une philosophie de vie qui lui était encore inconnue.

Le thème de la relation entre un père et son fils, qui est au centre du récit, est brillamment exploité par l’auteur dans ce volume. Avec ce père excentrique, grand enfant dans un corps de trentenaire, Shigeo se sent forcé d’endosser le rôle d’adulte, et il traite son père qui lui fait honte avec le plus grand mépris. Mais au cours d’un développement progressif remarquablement bien ficelé, il va peu à peu laisser Hanao déteindre sur sa vie et il va regagner une part d’insouciance innocente de l’enfance qu’il avait rejetée. Entre le début et la fin du tome, c’est tout un changement qui opère à la fois dans l’attitude des personnages mais aussi, et surtout, dans la relation qui les lie.

L’excentricité des personnages est une caractéristique omniprésente dans l’œuvre de Taiyô Matsumoto, et c’est ce qui fait une partie du charme de ses mangas à l’identité graphique en décalage total avec le genre. Le découpage très carré des pages contrebalance l’extravagance du dessin pour créer un ensemble finalement très agréable à l’œil ; chaque case du manga est remplie de détails tantôt farfelus, tantôt même complètement oniriques, et aucune place n’est laissée à l’ennui dans ce tome.

Fan de mangas en tout genre avec un goût prononcé pour tout ce qui sort de l'ordinaire et un faible pour les histoires fantastiques.

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