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Notre critique du tome 1 de Ma Petite Femme

Dessinateur : Airi Sano
Scénariste : Airi Sano
Éditeur : Soleil Manga
Collection : Shojo
Genre : Romance
Public : + 12 ans
Contenu : 192 pages
Sortie : 13 juin 2018
Prix : 6,99€
Statut de la série : Terminée en 11 tomes

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Résumé

Hinata Nakagawa est une lycéenne de 16 ans. Quand elle était enfant, son grand-père l’a fiancée avec un garçon de 2 ans son aîné et selon ses dires “super canon”. Maintenant qu’elle est lycéenne, le jour est venu de rencontrer son futur mari. Arrivée chez lui, elle ne s’attendait pas à ce qu’il soit si riche avec une somptueuse demeure et des domestiques. Hinata est sur son petit nuage quand on lui présente un jeune garçon qu’elle prend pour un enfant de la maison. A sa grande surprise, le jeune homme d’un an son cadet, n’est autre que Zen Jômori son fiancé. Hinata n’est alors pas du tout d’accord avec cette idée mais tout se précipite. Contre son gré, elle doit s’installer chez Zen, changer d’école pour aller dans la même que lui, tout cela avec des cours particuliers de bonnes manières pour savoir comment se comporter en société. La jeune fille sera même présentée officiellement comme la future épouse de Zen et même si elle n’a pas encore accepté de lier sa vie au jeune homme, petit à petit elle apprend à le connaître et des sentiments nouveaux apparaissent en elle. Zen quant à lui, malgré un caractère bourru, fera tout pour faire plaisir à la lycéenne et lui déclarer son amour. Alors que tout semble prendre sa place, le grand frère de Zen revient subitement de son voyage d’étude à l’étranger et déclare qu’Hinata est en fait sa fiancée à lui. La jeune femme comprend alors que Sô correspond mieux à la description que lui avait fait son grand-père et qu’il doit probablement être son véritable fiancé. Mais Zen est maintenant l’héritier de la famille et il a bien l’intention de faire d’Hinata sa femme. De son côté, la lycéenne, qui voyait ses sentiments pour Zen se développer, voit en Sô, un véritable prince.

Notre critique

Avec “Ma petite femme”, Airi Sano signe sa première œuvre traduite en français. Tous les ingrédients d’un bon shojo sont réunis: de la romance, des doutes, des conflits, … le tout sur un fond de succession d’une famille riche.

Le thème de la succession est un classique du manga. Ce qui est intéressant ici, c’est que ce n’est pas Sô, l’aîné des fils, qui prendre la direction de la famille mais Zen le frère cadet. Un certain mystère plane sur ce changement d’héritier car nous comprenons rapidement que le véritable fiancé d’Hinata est Sô mais ce dernier semble s’être rebellé contre ses devoirs et s’être enfui. Nous ne pouvons qu’attendre avec impatience la suite de leurs aventures pour en savoir plus sur cette intrigue.

Le mariage arrangé est également un incontournable du shojo où il y a un richissime héritier. Comme il est de coutume, les parents, ou bien ici les grands-parents, se mettent d’accord pour marier leur descendant mais ce n’est qu’une fois adolescent que les fiancés se rencontrent. Cependant, il est inattendu de voir Hinata être heureuse de cet arrangement et quelque peu excitée de rencontrée son prétendant. On a l’habitude de voir des héroïnes qui se révoltent contre l’idée des mariages arrangés alors quand on voit, via un flash-back, qu’Hinata adhère de suite à l’idée, nous sommes un peu surpris. On peut alors croire que la jeune fille fait cela pour sa famille mais nous ne connaissons rien de cette dernière. On voit furtivement une dame, qui semble être la mère d’Hinata, accepter un cadeau quand Zen vient “enlever” sa fille mais rien de plus. Il serait intéressant de voir qui est la famille de la lycéenne, le métier de ses parents ou encore leur situation financière afin de comprendre ce qui a mené à ces fiançailles et  la résignation si rapide de notre héroïne. Cette dernière qui de prime abord semble avoir un fort caractère, semble très vite se satisfaire du dénouement de la situation. En effet, elle accepte un peu trop facilement son sort ce qui est regrettable. Elle doit quitter tout ce qu’elle connaissait, sa famille et son école, ce qui doit être assez perturbant pour une adolescente mais, en à peine quelques pages tout est accepté. Elle rechigne bien de temps en temps en faisant ralentir Zen en ce qui concerne leur relation mais ses limites sont vites franchies.

L’humour est également de la partie dans ce 1er tome car la jeune Hinata qui se voyait vivre une vie de princesse, tombe rapidement de son petit nuage en découvrant Zen qui est son cadet d’un an. La lycéenne apportera beaucoup d’humour en rendant certaines situations très drôle. Le jeune Zen se prend très au sérieux, dû à son statut d’héritier, et Hinata tentera de le dérider et de lui faire un peu profiter de sa vie d’adolescent en l’incitant, par exemple, à venir s’amuser avec elle à la piscine.

Etant un shojo “Ma petite femme” regorge de romance. Même si celle-ci est maladroite de la part de Zen et quelque peu revêche pour Hinata, les sentiments de chacun se développe et un véritable amour tend à se mettre en place. Mais notre petit couple n’est pas au bout de ses peines avec l’arrivée de Sô, le frère aîné. Ce jeune homme nous amène avec lui un autre classique du shojo manga: le triangle amoureux. Ce dernier est un peu particulier dans cette histoire car Hinata est présentée comme un prix: elle sera la future femme de l’héritier de la famille Jômiro. A l’origine promise à Sô, c’est Zen que la jeune fille rencontrera comme son futur époux et c’est pour lui que des sentiments amoureux apparaitront. Cependant Sô a tout d’un prince charmant et présente un côté plus mature et virile qui pourrait faire tourner la tête de la lycéenne.

Le chara-design a un rôle très important dans l’histoire car même si nos héros n’ont qu’un an de différence, Zen a des traits plus enfantin qu’Hinata, ce qui rappelle cette différence d’âge. Nous pouvons toutefois être perturbé par l’attitude de Zen qui se prend pour un homme avec un visage d’enfant surtout qu’Hinata semble physiquement plus adulte que lui. Cette dissemblance au niveau graphique est parfois un peu dérangeante et nous devons sans cesse nous remémorer que Zen à tout de même 15 ans malgré son apparence d’un enfant de 10 ans et qu’Hinata n’a qu’un an de plus donc qu’ils sont tous les deux adolescents.

Comme la plupart des shojo, les arrière-plans sont assez épurés. Les cases ne comprenant que peu ou pas de texte sont quant à elles très détaillées. Nous pouvons ainsi nous faire une idée concrète de la richesse de Zen en voyant le hall d’entrée de sa maison qui a été très détaillé ou encore la salle de réception pour l’annonce des fiançailles en passant par le bureau de Zen où nous découvrons tout le travail qui pèse sur ses jeunes épaules.