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Critique

Notre critique du tome 1 de Ragnagna et moi

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Dessinateur : Koyama Ken
Scénariste : Koyama Ken
Éditeur : Ki-oon
Collection : Seinen
Genre : Tranche-de-vie, Sociale
Public : + 14 ans 
Contenu : 224 pages
Sortie : 18 mars 2021
Prix : 15€
Statut de la série : Terminée en 4 volumes

“Ponction de sang, coup de poing dans les entrailles, effet chloroforme : quand Ragnagna débarque, elle ne fait jamais dans la dentelle. Son arrivée est aussi redoutée que son absence prolongée peut inquiéter… Elle sait qu’on la déteste et, pourtant, elle remplit sa mission mensuelle avec un professionnalisme sans faille ! Ragnagna a toujours fait partie de la vie des femmes et, contre toute attente, elle pourrait bien être leur meilleure alliée. Tensions dans le couple, stress au travail, combat contre le mal… telle une héroïne de l’ombre, Ragnagna est toujours du côté des femmes car, malgré tout, elle les comprend mieux que personne. Mais vous, la connaissez-vous vraiment ? Elle partage un bon bout de notre existence, alors autant apprendre à l’apprivoiser ! “

Voici un manga a l’humour dévastateur qui arrive chez Ki-oon et qui brise un des plus grands tabous : celui des règles. Cette série nous fait comprendre, aux travers d’histoires courtes justes et touchantes, que nous sommes tous concernés par la menstruation, et pas uniquement une partie de l’humanité.

Aux côtés de Ragnagna, évoluent d’autres personnages comme Mini-Ragnagna pour les jeunes filles, mais également Monsieur Libido et le Petit Monsieur Puceau, pour les protagonistes masculins ou encore le terrible Constipator. Entre gonflements, constipation, douleurs et fatigue, les protagonistes découvrent les aléas de la vie des femmes qui reçoivent la visite mensuelle de Ragnagna, mais également celle des hommes, qui ont leurs propres soucis. Et surtout, Ragnagna, même si elle rend la vie impossible aux femmes lors de ses visites, elle est toujours de leur côtés, et n’hésite pas à donner du “Ragnagna Punch” et autres techniques dévastatrices pour les aider.

Dans ce premier recueil, on suit le quotidien de femmes ordinaires, comme une femme au foyer, une écrivaine, des jeunes filles à peine pubères, mais également on découvre l’arrivée au Japon de la première serviette hygiénique en 1961.

Car en plus d’être pleine d’humour, cette série se veut culturelle. On apprend donc comment la vision des gens a évoluée sur ce phénomène qui touchent les femmes depuis les débuts de l’humanité. La menstruation est entourée de mythes et de superstitions, mais elle est également une source de discrimination, que ce soit volontaire ou non. Mais heureusement, les mentalités changent doucement. Au Japon, par exemple, il existe un “congé menstruel” depuis 1948, mais peu utilisé suite aux pressions sociales exercées sur les femmes. La pandémie qui nous touchent actuellement a mis en avant ce que l’on nomme “la précarité menstruelle” ou comment il est devenu difficile de s’acheter un article d’hygiène de première importance quand on ne gagne plus un salaire décent. En Belgique, il est lentement question de rembourser les frais des produits hygiéniques, après avoir fait passer la “taxe tampon” en 2015, qui est une baisse de la TVA sur ces articles. En Écosse, par contre, ce remboursement est déjà d’application depuis 2020 pour toutes les femmes qui le désirent.

Présenté sous forme d’histoires courtes, cette série a d’abord fait ses débuts sur le web. Ensuite, elle a été publié sous forme de manga avant de l’être sous le format cinéma. Ragnagna et moi a déjà remporté le Prix Tezuka dans la catégorie recueil d’histoires courtes et continue de remporter un grand succès commercial. Le charadesign est assez différent de ce que l’on a l’habitude de voir, et le découpage des cases est, lui aussi, assez particulier. Mais ces particularités sont très bien mises en valeur par le format choisi par Ki-oon pour ce titre, c’est-à-dire aux dimensions de 15×21 cm. A la fin du tome, Ken Koyama apprend à ses lecteurs son secret pour dessiner une Ragnagna aussi parfaite que l’originale et nous fait même découvrir une planche anatomique de son improbable héroïne. En bonus, une histoire sur Miss SPM, abordant le syndrome pré-menstruel. Sur la jaquette en relief, on découvre l’héroïne de ce titre évocateur, Ragnagna. Une couverture alternative vous attend sous la jaquette.

Ragnagna et moi
85 Rédaction
Lecteurs 0 (0 votes)
Résumé

En bref, voici un manga bourré d'humour, qui brise un des tabous les plus anciens de l'humanité, avec pudeur et tendresse. On suit Ragnagna dans sa mission mensuelle, avec d'autres personnages tout aussi décalés qu'elle, mais si proches de la réalité qui nous entoure. Personnellement, je pense que cette série devrait être sur toutes les étagères, tant son côté éducatif et ludique permet une approche dédramatisante du sujet. A faire découvrir à tous, afin de mieux comprendre et apprivoiser ce mystérieux cycle qu'est celui de la menstruation!

Scénario85
Dessin75
Édition90
Originalité90
Mise en scène85
Intérêt sur la durée85
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De la génération Club Dorothee, élevée avec Saint Seya, Cobra et City Hunter, Saya, qui a un gros faible pour les shojo et les josei, adore faire de nouvelles découvertes. Le manga est une passion qu'elle n'hésite pas à transmettre aux générations futures.

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