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Dessinateur : Yamada Sansuke
Scénariste : Yamada Sansuke
Éditeur : Casterman
Collection : Sakka
Genre : Historique
Public : + 16 ans
Contenu : 224 pages
Sortie : 29 janvier 2020
Prix : 9,95€
Statut de la série : Terminée en 7 tomes

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Résumé

« 1945, le Japon est vaincu. De retour au pays, deux soldats qui se sont connus sur le front, le bon vivant Kadomatsu et le désenchanté Toku, se retrouvent par hasard dans un Tokyo détruit et occupé par l’armée américaine. Entre débine et combines, marché noir et prostitution, la question quotidienne de la survie est si cruciale qu’elle éclipserait le désespoir chevillé à ces âmes vaincues. Malgré tout, au fil des nouvelles solidarités qui se nouent dans l’adversité, c’est bel et bien la vie qui regagne du terrain. »

Notre critique

Ce manga de Sansuke Yamada, sorti en 2013 au Japon, a déjà reçu deux prix en 2019 (le prix Osamu Tezuka et le prix de la Japan Cartoonist Association). Cette série a pour cadre le Japon défait de l’après guerre. Hors de ce contexte difficile, synonyme de capitulation et de honte pour le Japon, l’auteur arrive à mettre en scène deux personnages qui se débattent pour vivre dans un Tokyo en ruines tout en y apportant des touches d’humour et de tendresse.

Les deux personnages principaux sont deux caractères opposés: Toku Kawashima, ancien officier, a développé un penchant certain pour la bouteille et, malgré son diplôme, tiens une petite gargote de soupe pour tenter de gagner un peu d’argent. Il est revenu de la guerre complètement désabusé. Kuroda Kadomatsu, quand à lui, vient de la campagne, a eu peu d’éducation et est d’une naïveté à faire peur. Il se laisse d’ailleurs embarquer dans tous les plans foireux qu’on lui propose. Malgré toutes les arnaques dont il est victime, Kadomatsu garde toujours un optimisme à tout épreuve et s’est donné une mission: redonner le moral à son ancien supérieur. Il se l’est promis et a déclaré à ce dernier qu’il ne repartirait dans sa campagne qu’une fois qu’il serait assuré qu’il irait mieux. De son côté, Kawashima tente de faire garder ses deux pieds sur terre à Kadomatsu.

C’est cette alchimie entre ces deux personnages totalement opposés qui apporte tout son dynamisme à la série. Autour d’eux gravitent d’autres personnages qui ont subi la guerre et ses conséquences de différentes manières et qui tentent tous de s’en sortir. Mis à part quelques passages ci et là, l’histoire est principalement vue au travers des deux personnages principaux.

Cette période d’après-guerre est décrite de manière très crue et très réaliste. L’auteur ne cache rien à ses lecteurs, depuis le marché noir et ses règlements de comptes jusqu’aux prostituées qui racolent sans relâche.

Le dessin est atypique pour un manga et rappelle la ligne claire comme on peut la voir chez des dessinateurs comme Hergé ou Tardi. Il convient bien pour ce récit et permet de rendre les situations telles qu’elles sont sans fioritures ou artifices inutiles. Les décors sont minimalistes, voire inexistants mais ils servent bien et l’utilisation de fonds plus ou moins foncés met en avant l’état d’esprit des personnages. Ils permettent également de bien faire ressortir les détails importants de l’histoire.

Ce premier tome se termine sur des souvenirs de Kawashima qui se rappelle de sa rencontre avec Kadomatsu.

Cette série s’adresse à des lecteurs déjà assez âgés et désireux d’en apprendre sur la réalité historique de la vie de tous les jours durant l’après-guerre à Tokyo. Il est à recommander à tous ceux qui s’intéressent à la seconde guerre mondiale et à ses conséquences.

Notre critique du tome 1 de Sengo
L'après-guerre au Japon vue par deux anciens militaires aux caractères complètement opposés.
Scénario85%
Dessin90%
Edition90%
Originalité85%
Mise en scène90%
Intérêt sur la durée90%
On a aimé
  • Les personnages
  • Le réalisme de la situation
  • Le dessin
On a moins aimé
  • Néant
90%Note Finale

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