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Critique

Notre critique du tome 1 de Sidooh

Nurci

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Dessinateur : Tsutomu Takahashi
Scénariste : Tsutomu Takahashi
Editeur : Panini
Collection : Manga
Genre : Historique
Public : + 18 ans
Contenu : 226 pages
Sortie : 27 janvier 2021
Prix : 7,99 euros
Statut de la série: Terminée en 25 volumes

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Résumé

“Milieu du dix-neuvième siècle au Japon. Une femme meurt, emportée par l’épidémie de choléra qui ravage le pays. Elle laisse deux jeunes enfants livrés à eux-mêmes: Shotaro,  14 ans et Gentaro, 10 ans. Suivant les dernières recommandations de leur mère, ils savent que pour survivre, ils devront devenir fort car les faibles sont voués à mourir. Ils se mettent alors en quête d’un maître qui leur apprendra à manier le sabre pour devenir comme leur défunt père, un samouraï. Ces innocents orphelins sont loin de s’imaginer combien le monde qui les entoure peut être sans pitié envers ceux qui ne savent pas se défendre…”

Notre critique

Cette série se présente comme une fresque historique mettant en scène une époque très troublée de l’histoire du Japon : le Bakumatsu. C’est une période située au milieu du 19e siècle au cours de laquelle le Japon s’ouvre à l’occident. Les marins européens étaient porteur du choléra, maladie totalement inconnue au Japon et qui a fait énormément de dégâts dans la population. En plus de tout ça, un gros séisme a ravagé Edo (l’actuel Tokyo). Tous ces événements ont entraînés une instabilité politique qui a provoqué la chute du shogunat.

C’est dans ce contexte extrêmement tendu que l’auteur place son récit. Contrairement à de nombreux récits qui expliquent l’histoire au travers des dirigeants et des personnes connues, il met en scène deux jeunes garçons qui doivent faire face à cette réalité sordide.

C’est au travers des expériences de ces deux enfants que le lecteur découvre la situation. Dès les premières pages, le ton est donné : les deux jeunes enfants voient leur mère mourir du choléra. La scène n’est pas que racontée, elle est montrée de manière explicite.

Une fois orphelins, les deux garçons choisissent la voie des armes et se mettent en route pour tenter de trouver un dojo pour apprendre le maniement du sabre. Malheureusement pour eux, ils ont grandi dans un petit village et ne connaissent rien du monde autour d’eux. Ils vont ainsi se retrouver dans des situations dangereuses.

L’aîné, Shotaro, 14 ans, veut tout faire pour devenir un samouraï, comme l’était son père. Il pense que c’est le meilleur moyen de protéger son petit frère, Gentaro. Devenu chef de famille, il prend son rôle très au sérieux mais, ignorant de la réalité du monde, il fait preuve de trop de naïveté et se retrouve séparé de son frère en acceptant l’hospitalité d’une maison particulière.

Le cadet, Gentaro, 10 ans, suis docilement son frère. Il s’appuie beaucoup sur lui. Une fois seul, il va se retrouver dans une situation délicate où les quelques repères qu’il avait pu connaître vont rapidement s’effondrer.

L’auteur s’applique à rendre cette époque sombre et violente avec beaucoup de réalisme et de détails, tant au niveau du dessin que de la mise en page. Par moment, les non-dit sont beaucoup plus violents que les actions elles-mêmes. La violence est omniprésente. Elle est représentée sous toutes ses formes : physique, morale, psychologique, sexuelle, … rien n’est épargné aux personnages.

L’histoire est prenante et l’on en ressort mal à l’aise. Les événements sont présentés de manière crue, sans aucun fard et les situations sont sans équivoque. La série est intéressante de par le point de vue original qu’elle propose pour la vision de cette période très particulière mais elle est a réserver pour un public averti de par les scènes atroces qu’elle met en scène.

Elle est d’autant plus malaisante qu’elle met en scène deux enfants face à cette réalité horrible.

Le dessin est nerveux et sombre. L’auteur joue énormément sur les ombres et les trames pour mettre en scène sa vision de l’histoire. Cela permet aussi de faire ressortir le côté sombre et tourmenté du récit. Cependant, le dessin donne l’impression d’être mal fini par moment. Les transitions entre les différents personnages sont rapides et certains sont difficilement reconnaissables au premier coup d’œil.

Les dernières pages de ce premier volume s’attardent sur cette drôle de maison où les enfants ont atterri. Derrière sa façade solide et rassurante, elle se montre bien plus angoissante que les quelques visions du monde extérieur qui ont été montrées jusqu’à présent. Shotaro est soumis a un étrange rituel tandis que Gentaro sert de jouet à un groupe de femmes quelque peu dérangées.

Comment vont-ils réussir à se sortir de ce traquenard ? …

Notre critique du tome 1 de Sidooh
Conclusion
Dans ce monde absurde, les faibles partagent tous le même sort : la mort.
Scénario
85
Edition
80
Originalité
80
Mise en page
90
Intérêt sur la durée
90
Dessin
85
On a aimé
Les personnages
La tension du récit
On a moins aimé
Certaines scènes très dérangeantes
85

Geekette assumée et grande fan de manga depuis Dragon Ball. J'ai une fâcheuse manie de lire tout ce qui me tombe sous la main, ce qui permet de faire les meilleures découvertes.

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