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Critique

Notre critique du Tome 2 de Akû, le chasseur maudit

Nurci

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Dessinateur: Akeji Fujimura
Scénariste: Muneyuki Kaneshiro
Editeur: Pika Édition
Collection: Seinen
Genre: Historique, Thriller
Public: + 14 ans
Contenu: 192 pages
Sortie: 9 mai 2019
Prix: 8,20 €
Statut de la série: terminée en 5 volumes

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Résumé

“Le village d’Akû est décimé par l’attaque du « Grash », un gigantesque animal. Seuls survivants avec son ami Îpin, et confrontés à une nature hostile, les deux garçons entament un périple parsemé de dangers. Lorsque Akû est victime d’une chute, les voilà séparés. Heureusement, il fait la connaissance de Shuri et Shurava, un frère et une sœur qui deviendront ses nouveaux compagnons de route…”

Notre critique

Confronté au monde hostile qui l’entoure, Akû se rend vie compte qu’il va devoir trouver des semblables pour survivre. Il va faire des rencontres avec divers personnages qui sont, pour certains, dans la même situation que lui. Le récit perd son côté historique et c’est une véritable quête initiatique qui commence. Les noms des personnages et des tribus sont très révélateurs.

Comme dans le tome précédent, les actions sont centrées autour de deux évènements: le passage dans le village de Luksur et la séparation de la tribu de Bisbille, dont les noms sont déjà très parlants à eux seuls.

En rencontrant Shuri et Shurava, Akû retrouve les mécanismes d’une famille et entrevoit même un avenir où il arriverait à se poser et à être quelqu’un de respectable dans son nouveau village. Malheureusement pour lui, le destin lui joue encore un sale tour où quand il se rend compte de la cruauté du chef du village du Luksur, il perd véritablement tout discernement et commet un véritable massacre. Ayant perdu cet espoir de vie normale, Akû s’isole volontairement et se focalise exclusivement sur sa quête de vengeance.

Il est intéressant de voir comment, à ce moment, du récit, l’auteur se détache de son personnage pour mettre en scène une série d’autres portraits qui, à première vue n’ont absolument rien à voir avec les évènements survenus auparavant. Les liens se font petit à petit au fur et à mesure de rencontres fortuites, notamment lorsque l’on retrouve Ippin et Shurava.

Dans une volume, entre les deux évènements principaux, il y a une éllipse de temps importante qui peut déstabiliser au premier abord mais qui permet de montrer l’évolution des choses sans perdre trop de temps. Quand on revoit Akû adulte, on remarque qu’il chevauche un rhinocéros, créature que son père avait dû aller combattre pour éviter qu’il ne soit tué à la naissance. C’est un beau clin d’œil au début du récit et un symbole très fort par rapport au début de la vie du héro, pour montrer comment il prend son destin en main. Le volume se clôture sur le moment où Ippîn et Shurava comprennent que Akû est près d’eux mais on ne montre que leur surprise, pas le reste, ce qui donne envie d’aller voir la suite.

De nouveau, la violence de cette époque est montrée, cette fois-ci au travers des rapports que les humains ont entre eux. Les confrontations entre ces différentes personnes sont un reflet de notre propre société et pourrait amener le lecteur à réfléchir sur certaines choses.

Le dessin est toujours aussi beau. Les personnages sont soit caricaturaux, ce qui est souvent lié à un prénom caractéristique, soit plus construits, comme si certains n’étaient que des représentations symboliques de certains traits humains, qu’ils soient positifs ou négatifs.

Geekette assumée et grande fan de manga depuis Dragon Ball. J'ai une fâcheuse manie de lire tout ce qui me tombe sous la main, ce qui permet de faire les meilleures découvertes.

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