Notre critique du tome 2 de Chronos Ruler

Dessinateur : Ponjea
Scénariste : Ponjea
Éditeur : Kana
Collection : Shonen
Genre : Action, Fantastique
Public : + 12 ans
Contenu : 168 pages
Sortie : 2 mars 2018
Prix : 6,85€
Statut de la série : En cours de publication

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Résumé

Alors qu’ils enquêtaient sur une ville où les jeux d’argent font loi, Victor et Kiri tombent sur le Hora qui a dévoré le temps de Victor des années auparavant. Victor, n’écoutant pas les conseils de Kiri, fonce tête baissée pour l’affronter. Alors que la situation devenait dangereuse pour les deux Chronos Rulers, une mystérieuse jeune fille apparaît pour les aider, se présentant comme la femme de Victor…

Notre critique

Après un premier tome un peu mou au démarrage, les choses sérieuses semblent enfin commencer dans ce second volume puisque nos deux héros se retrouvent aussitôt face au Hora qu’ils recherchaient. C’est également le point d’apparition d’une héroïne, Mina, dont l’arrivée n’est pas sans surprise puisqu’elle se présente comme l’épouse de Victor. Cette même Mina va révéler à Victor et Kiri l’existence d’une organisation combattant les Horas dont elle fait partie, et les pousse à la rejoindre afin d’en apprendre plus sur le passé de Victor. Cette avancée scénaristique arrive au bon moment et va apporter bon nombre d’interrogations ainsi que de nouveaux éléments dans l’histoire, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

Toutefois, si le scénario gagne en complexité, on garde cependant un certain arrière-goût de déjà-vu. Des démons maudissant les gens, des objets donnant à leur porteur le pouvoir de les combattre, une organisation secrète dont le but est l’extermination de ces démons – menée par un chef excentrique ainsi qu’une fille à couettes se battant à l’aide de ses jambes… On se croirait soudain projetés dans un tome de D.Gray-man. Heureusement, les similitudes semblent s’arrêter là et la personnalité bien distincte des personnages rattrape un peu le coup. Il ne reste qu’à espérer que l’histoire prenne un tournant qui saura faire preuve d’un peu plus d’originalité par la suite…

L’arrivée de Mina est certainement l’élément clé de ce second volume. Son identité est un mystère total, de même que ses intentions. Totalement obnubilée par Victor qu’elle ne quitte pas d’une semelle, elle apparaît comme une jeune femme manipulatrice prête à tout pour le conquérir, au détriment de Kiri avec qui des tensions vont vite se former. C’est un personnage agaçant de premier abord mais qui se dévoile peu à peu au fil du volume pour finalement révéler un côté plutôt attachant, celui d’une fille éperdument amoureuse et résolue à faire passer le bonheur de celui qu’elle aime avant tout le reste. Au bout du compte, les énigmes qui planent autour d’elle et la complexité de sa personnalité en font une héroïne intéressante qui amène un peu de fraicheur dans ce tome.

En plus de ce nouveau personnage, on en apprend également plus sur Victor qui nous révèle un aspect plus sérieux de sa personnalité, et semble finalement prendre la situation beaucoup plus à cœur que ce que l’on avait été amenés à penser. Ce personnage qui apparaissait comme totalement désinvolte dans le premier volume montre ici toute sa détermination à retrouver son temps et sa mémoire, nous faisant l’apprécier d’autant plus. Kiri, quant à lui, n’a finalement que peu d’importance dans ces chapitres, bien que la couverture de ce volume lui soit dédiée.

Comme dans le tome 1, les scènes d’action ne manquent pas et on apprécie leur fluidité. La qualité des dessins est toujours au rendez-vous, bien qu’elle soit surtout notable au niveau du design des personnages. Les arrière-plans sont encore une fois bien fades en comparaison et l’on n’y prête finalement que très peu attention, le regard portant surtout sur les expressions bien détaillées de nos héros. Quoi qu’il en soit, le dynamisme est correctement poussé et on ne s’ennuie pas une minute dans ce tome.