Notre critique du tome 4 de Girls Last Tour

Dessinateur : Tsukumizu
Scénariste : Tsukumizu
Éditeur : Omaké Books
Collection : Seinen
Genre : Aventure, Tranche-de-vie
Public : + 14 ans 
Contenu : 208 pages
Sortie : 29 octobre 2020
Prix : 7,50€
Statut de la série : Terminée en 6 volumes

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Résumé

Chito et Yûri poursuivent leur errance dans les décombres d’un monde dévasté, où nul ne semble survivre, ou presque. Pourtant, les deux jeunes filles vont faire une étrange rencontre : un animal à quatre pattes, que Chito compare à un chat. Luchat, ainsi appelé par Yûri, va les guider dans le dédale des décombres tout en communiquant avec les filles grâce à une vieille radio.

Notre critique

Nos deux héroïnes prennent le train avec leur autochenille et continuent leur errance dans un monde dévasté. Chito recherche des objets anciens, curieuse de comprendre la vie d’avant. L’autochenille roulant dans le train, les deux jeunes filles philosophent au sujet du temps qui passe. Grâce à une vieille radio encore opérationnelle, elles écoutent de la musique, fort triste, mais cela leur apporte un certain plaisir, un moment de détente. Elles qui sont seules depuis longtemps, les voici qu’elles rencontrent un mignon petit animal. Chito voit en lui un chat, comme décrit dans un livre qu’elle a lu. Yûri décide de le baptiser Luchat. Ce dernier mange des balles et des obus, et boit du carburant. Yû qui ne pense qu’à son estomac, ne se refuserait pas à goûter le mignon Luchat. Pourtant, le jeune fille apprécie la présence de ce troisième membre, qui arrive à communiquer avec elles grâce à la vieille radio. Guidées par ce dernier, nos héroïnes arrivent devant un sous-marin, dont le matériel fonctionne encore. De nouvelles découvertes attendent nos deux rescapées d’un monde au bord du gouffre.

Grâce à ces deux héroïnes, aux caractères opposés, on assiste à de grandes discussions philosophiques, sur des sujets comme la solitude, le temps qui passe, la guerre ou encore la nourriture. On découvre un monde dévasté, dont le glas semble proche, mais Chito et Yûri ne semblent pas effrayées et continuent leur périple, sans vraiment se sentir concernée par cette fin, du moins en apparence. Elles sont contentes d’être ensemble, et Yûri envie un peu Luchat d’être entouré d’amis. Des deux jeunes filles, elle semble être celle pour qui la solitude pèse le plus.

Le dessin de Tsukumizu est toujours aussi régulier et sombre, en adéquation avec le monde dans lequel vivent nos deux héroïnes, entourées de décombres qui provoquent une sensation d’étouffement. A la fin, on découvre quelques pages du journal tenu par Chito, avec des croquis de la jeune fille. Ce sont nos deux héroïnes assoupies qui font la jaquette devant un décors en flamme.