Notre critique du tome 6 de Atrail

Dessinateur: Higuchi Akihiko
Scénariste: Goro Taniguchi
Editeur: Doki-Doki
Collection: Seinen
Genre: Science-fiction
Public: + 12 ans
Contenu: 304 pages
Sortie: 9 septembre 2020
Prix: 8,50 euros
Statut de la série: Terminée en 6 volumes

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Résumé

“Iori sent le sol se dérober sous ses pieds lorsque Ruri lui apprend la véritable identité de Semwl, alias Hisao Shijima. Mais cette révélation va aussi lui permettre d’entrevoir ce qui s’est réellement passé il y a 103 ans. Face à un adversaire qui semble détenir toutes les clés pour reconfigurer le monde à sa convenance, Iori va devoir jeter ses dernières forces pour préserver l’avenir de l’humanité. Quelle sera l’issue de ce dernier combat titanesque ? “

Notre critique

Ce dernier volume est en trois parties: une première partie qui est un flashback du premier contact avec l’Atrail et des évènements qui ont conduit à la situation de la Terre telle qu’elle est décrite au début de la série. Une seconde partie qui est le combat final entre Iori et Semwl/Hisao Shijima/Sylvester Badini et qui occupe la plus grande partie du présent tome. Enfin, la troisième partie est le final qui clôture la série.

La première partie, bien construite sur le plan narratif, apporte une révélation inattendue: la véritable identité de Semwl qui se nomme en réalité Sylvester Badini. Suite à cette révélation, le lecteur apprend au travers d’un flashback comment il est entré en communication avec l’Atrail la première fois et ce qui a provoqué la situation actuelle. Cette partie est agréable à lire et apporte pas mal de réponses.

En revanche, la deuxième partie, le combat entre Semwl/Hisao Shijima/Sylvester Badini et Iori traîne en longueur et prend des proportions souvent exagérées. Au dirait que l’auteur fait exprès de faire traîner les choses afin de rallonger inutilement le récit. De plus, la manière dont le combat se termine peut laisser les lecteurs sur leur faim.

Dans cette partie, le seule passage vraiment intéressant est la réaction de Iori envers l’Atrail. En effet, depuis le départ, les gens n’ont fait que demander des choses à l’Atrail. Ils ne se sont jamais préoccupés de ce qu’était vraiment l’Atrail et pour quelle raison il avait été créé. L’altruisme de Iori ressort dans cette scène. Le lecteur peut se rendre compte à ce moment-là que sous son côté hyper organisé, c’est quelqu’un de très à l’écoute des problèmes des gens et du monde. Il cherche ainsi à trouver des solutions pour arranger les choses sans jamais se mettre en avant.

La dernière partie clôture le récit. C’est un retour à la normale assez classique dans ce genre de série. Cela permet de revoir une dernière fois tous les personnages qui ont joué un rôle dans la série et de montrer de quoi est fait leur futur immédiat. Même si la fin de l’histoire est conventionnelle, elle permet de finir clairement et simplement le récit.

Le rythme du récit est moins bien équilibré dans ce dernier volume. En effet, la première et la dernière parties sont très agréables à lire. Cependant, la deuxième partie, le combat, est ponctué de plusieurs rebondissements. Dans ce style d’histoires, ce genre de rebondissement est presque inutile. Les diverses transformations de Semwl peuvent faire penser à un boss de fin de jeu vidéo, ce qui ne se prête pas trop dans un histoire comme celle là.

La jaquette est dans le même style que le reste de la série. Le fond rouge, présent depuis le premier volume, est toujours là. Petit bémol, le personnage de Faï, en haut à droite, est exactement dans la même position que sur la couverture du quatrième volume. Cela donne l’impression d’un mauvais montage. C’est un peu dommage. Il s’agit de la même illustration que l’édition japonaise. Aucun changement, mis à part la graphie et la traduction du titre, n’ont été apportés.

Le dessin est classique et garde sa qualité tout au long de ce volume, même pendant les scènes de combat.

Cette série courte et distrayante intéressera surtout des adolescents. Il y a quelques pistes de réflexions intéressantes au niveau de la lecture comme la gestion des sentiments et les remises en question qui se créent quand un projet de vie est chamboulé. Les personnages sont attachants et l’histoire divertissante.

Pour les amateurs de science-fiction à partir de 12 ans.

Notre critique du tome 6 de Atrail
Conclusion

L'espoir est-il encore permis quand tout s'écroule autour de soi?

Scénario
75
Dessin
85
Edition
80
Originalité
80
Mise en scène
85
intérêt sur la durée
75
On a aimé :
La conclusion
L'évoluion de Lori
On a moins aimé :
Le combat final trop exagéré
80