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Déjà bien connu des lecteurs francophones grâce à la sortie en 2012 de Buster Keel ! aux éditions Kana, Kenshirô Sakamoto marque son grand retour chez nous avec La Grande Aventure de Happy ! Un spin-off de Fairy Tail laissant de côté le registre shônen pour s’orienter vers le kodomo, le genre de prédilection du mangaka.

Pourriez-vous résumer votre parcours pour nos lecteurs ?

J’ai fait mes débuts en tant que professionnel en 2006 avec une série destinée aux enfants, et en particulier aux garçons en âge d’aller à l’école primaire, qui s’appelle Totsugeki Chicken. Et après cette série, je suis passé à une série qui s’appelle Buster Keel ! qui a été publiée en France chez Kana et qui a été destinée à un public un petit peu plus âgé. Plutôt les adolescents. Et ensuite, j’ai fait une série qui s’appelle Pitch-Black Ten, qui va sortir en octobre chez Pika Édition, et qui était encore plus sombre. Qui était encore plus… « mature » disons. Et aujourd’hui avec Fairy Tail – La Grande Aventure de Happy, je reviens à mon genre de prédilection qui est le manga pour enfants.

Comment en êtes-vous arrivé à collaborer avec Hiro Mashima sur un spin-off de Fairy Tail ?

À l’origine, c’est une demande qui est venue de la part de l’éditeur de Fairy Tail (Kôdansha) qui souhaitait que je réalise une série dans laquelle Happy serait le personnage principal, et que grâce à cette série Happy puisse devenir la mascotte de la maison d’édition, et ils se sont adressé à moi parce que depuis l’époque de Buster Keel ! certains lecteurs trouvaient une ressemblance entre mon trait et celui de maitre Mashima, et également parce que j’avais déjà une expérience dans le domaine du manga pour enfants. J’ai fait trois propositions à Kôdansha et Hiro Mashima, et maitre Mashima a retenu la troisième proposition qui était de propulser Happy dans un monde peuplé d’animaux. Et comme j’avais aussi eu l’occasion de travailler un peu avec Hiro Mashima, les choses se sont faites finalement de manière très naturelle.

Quelle est votre marge de liberté ?

J’ai presque entièrement carte blanche, la seule chose que maitre Mashima m’a demandé de ne pas faire c’est de prêter à Happy des comportements qui ne correspondraient pas trop au personnage tel que lui l’a créé, et en plaisantant à moitié il m’a dis “Bon, évite que Happy poignarde des gens avec un couteau de cuisine, ça ne serait pas trop en accord avec le reste de l’histoire”, et donc j’écris l’histoire vraiment comme je le veux ! Néanmoins, je fais toujours valider le scénario par Hiro Mashima, et jusqu’à présent, il ne m’a jamais refusé quoi que ce soit.

Happy est un personnage qui vous a particulièrement marqué dans Fairy Tail ?

Tout à fait. Parce que c’est un personnage qui ne quitte jamais Natsu, le héros de Fairy Tail. On le voit très souvent, et il est vraiment adorable. C’est un personnage attachant qui reste souvent à l’esprit.

Y a-t-il un personnage de Fairy Tail – La Grande Aventure de Happy dont vous êtes particulièrement fier ?

J’aime tous les personnages, mais je suis particulièrement attaché au chien policier et à la petite lapine qu’on voit dans les premiers chapitres, parce que c’est un peu eux qui lancent l’histoire.

Que pensez-vous du traitement apporté à Happy dans Edens Zero ?

J’étais très surpris. Je ne m’attendais vraiment pas à ce que le personnage prenne ce genre de direction, qu’il évolue de cette manière là en manipulant des pistolets. Cela m’a beaucoup étonné, mais ça m’a aussi beaucoup motivé. Je voulais que mes lecteurs soient autant emballé par le personnage tel que je le dessine qu’ils ne le sont avec celui d’Edens Zero.

Un petit cadeau reçu de la part de maitre Sakamoto

Si vous pouviez travailler par la suite sur un autre spin-off de Fairy Tail, quel personnage aimeriez-vous mettre à l’honneur ?

Avant ce projet de spin-off sur Happy, il y avait eu un autre projet de spin-off autour du personnage de Gildarts. Et à ce moment là, j’avais plutôt réfléchi à la genèse du personnage : pourquoi il s’était marié, ce qu’il avait fait de ses jeunes années, etc.

Avez-vous déjà une idée dans le coin de votre tête pour votre prochain projet ? Même s’il s’agit d’un manga tout public, le lectorat de La Grande Aventure de Happy est quand même plus jeune que celui de Fairy Tail. Vous réorienteriez-vous vers une série plutôt destinée aux enfants, vers un shônen similaire à Buster Keel !, ou bien vers un genre nouveau en vous attaquant au milieu du seinen ?

Pour le moment je me concentre uniquement sur Fairy Tail – La Grande Aventure de Happy, mais je pense qu’il va bientôt falloir commencer à réfléchir à la suite. Ce n’est pas tout à fait le moment, mais voilà, pour l’instant le focus est sur cette série. Je suis, comme je vous l’ai dis, fort attaché au registre du manga pour enfants, mais je pense que ça me plairait de faire de nouveau un shônen un peu plus classique parce que c’est un genre qui devient un peu compliqué au Japon. Surtout dans le domaine de la fantasy. Cela me plairait bien de relever encore une fois le défi. Et non, je ne souhaite pas m’attaquer au milieu du seinen. La raison de cette absence d’envie est que, selon moi, plus on s’adresse à un public adulte, plus la frontière entre le bien et le mal est difficile à cerner, et les gentils ne sont pas forcément entièrement gentils. On peut se poser des questions sur leurs motivations, sur leur sens de la justice. Les méchants aussi peuvent ne pas être entièrement méchants, et moi je préférerais rester dans les choses simples où les gentils sont d’un côté et les méchants de l’autre, et que les gentils soient récompensés pour leurs bonnes actions. C’est pourquoi le genre kodomo me correspond mieux.

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