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Titre : Metal Gear Rising : Revengeance
Éditeur : Konami
Création : Platinum Games / Kojima Production
Genre : Action BTA, 1 Joueur
Supports : Xbox 360 & Ps3
Sortie : 21 février 2013

Avec cette génération de consoles, les créations nippones n’ont pas su garder le leadership des ventes, à présent des concurrents comme les studios américains et européens arrivent à engendrer des titres vendeurs. Et si Capcom a su être l’un des seuls concepteurs à résister face aux blockbusters et en ayant assez de profits et que Nintendo garde toujours le cap, Konami a perdu de son éclat avec sa série Pro Evolution Soccer et même Castelvania Lords of Shadow a été réalisé par un studio espagnol (succès d’estime). Alors que penser de cet éditeur à la dérive?

L’ancien logo

 

 Bref résumé

Le jeu a été annoncé par Hideo Kojima lors de la conférence de presse de Microsoft à l’E3 2009, et présenté plus en détail lors de la conférence de presse de Konami. Quelques semaines avant l’annonce officielle, Kojima Productions avait lancé un site internet pourvu d’un compte à rebours, et qui montrait divers lettres et chiffres, ainsi que deux images de personnages, Big Boss et Raiden.
Hideo Kojima ne s’implique pas beaucoup dans le développement du jeu et privilégie l’épisode Metal Gear Solid: Peace Walker.

Lors de l’E3 2010, une bande-annonce montre pour la première fois des phases de jeu. L’univers est futuriste comme dans Metal Gear Solid 4 mais le côté action est mis plus en avant.

Après avoir créé le « Tactical Espionage Action » (Espionnage et Action Tactique) avec la série des Metal Gear, le « High Speed Robotic Action » (Action Robotique Ultra-rapide) avec la série des Zone of the Enders, le groupe de Kojima invente un nouveau genre de jeu : le « Lightning Bolt Action » qui pourrait se traduire par « Action Éclair ». L’innovation de ce titre ne réside pas uniquement dans le gameplay, mais aussi dans une innovation technologique qui, selon les développeurs, permettrait de concevoir un environnement dans lequel il serait possible de trancher le moindre élément avec une grande précision.

C’est lors du Video Games Awards 2011 qu’il est annoncé que le jeu est repris par Platinum Games (Vanquish, Bayonetta) en devenant les nouveaux développeurs du jeu. Le jeu aurait été annulé pendant une courte période et ils se sont portés volontaires pour reprendre le projet. Kojima Productions se chargeront des scènes de transition et de l’histoire. C’est également à ce salon que le jeu change de nom, et passe de « Metal Gear Solid: Rising » à « Metal Gear Rising: Revengeance »

Hideo Kojima lors du lancement

Une impasse ?

Konami a beaucoup souffert sur cette génération et pourtant le studio lutte en développant sur les deux machines (360 et Playstation 3). Metal Gear Rising devait être une exclusivité pour la console de Microsoft, on se souvient des nombreux trailers qui laissaient le fan de la série bien rêveur. Avec la compilation consacrée sur Metal Gear Solid qui reste incomplète, car le 1er volet manque à l’appel, Konami commet encore une fois une erreur impardonnable et pourtant on veut croire à l’épisode MG Rising, mettant en scène Raiden.

Mais est-ce là un choix judicieux d’utiliser un « second couteau » dans cette série ?

Raiden a été un personnage classé comme secondaire dans MGS 2, il intervient également dans MGS 4 mais sous la forme d’un homme modifié suite à des opérations chirurgicales, dont je vous laisse libre arbitre de jouer à la série complète. Bien que je ne sois pas un fan assidu de ces titres, Metal Gear Rising a du potentiel, mais son attente a eu raison de son exclusivité et ce titre a eu une gestation vraiment difficile.

Le studio Kojima Productions est donc arrivé à une impasse avec ce Metal Gear Rising au fil des années, préférant donner le projet à des gens bien plus compétents dans le domaine : Platinum Games. Pourtant, la Kojima Touch se ressent tout au long de l’aventure solo, à commencer par son scénario. Tout commence lorsque Raiden, alors garde du corps du premier ministre d’un État africain maintenant prospère, se fait attaquer par une milice militaire plutôt bien équipée. Réussissant à kidnapper ce fameux homme d’État et ayant des motivations plus que haineuse (le retour de la guerre dans cette région), cette milice se fait poursuivre par notre fameux ninja aux traits efféminés, qui malheureusement va se prendre une rouste monumentale. Le scénario va alors évoluer au fur et à mesure que l’on avance dans les sept chapitres du jeu, allant du complot à la vente d’organes en passant par la robotisation. Tout un programme dans lequel on ressent une mise en scène (et de longues cinématiques) là encore très Kojimaesque, bien que le chara-design se tourne plus vers celui du développeur situé à Osaka. Tout ça pour dire qu’une fois le mélange bien analysé, il faut se mettre en tête que le scénario n’est finalement qu’un prétexte pour trancher de l’antagoniste à foison. Car si la dimension parfois très manga dans certaines cinématiques fera plaisir à certains, voire rire grâce à plusieurs clins d’œil, on restera quand même sur notre faim quant à cette mise en scène très japonaise, à base de remises en question et d’états d’âme assez caricaturaux.

Platinum aux commandes

Ces anciens programmeurs sont des personnes de talent à qui nous devons Madworld ainsi que le fabuleux et ô combien mythique Bayonetta.

Metal Gear figure sur la pochette et nous remarquons un Raiden tranchant dans le vif, à ce propos au verso, vous lirez : « Tranchez dans le vif ! MGR R. est un jeu d’action à couper le souffle, dernier opus de la saga Metal Gear Solid. Vous prenz le contrôle de Raiden, un cyborg ninja….découvrez un nouveau style de jeu Metal Gear ! » Cet énoncé vous met directement dans l’ambiance.

Si le nom de Metal Gear figure sur le titre du soft, son intérêt réside à présent dans un autre gameplay. Le jeu se place comme un mixte sur les contres de Bayonetta et les bullet-time de Vanquish. Les ébats s’avèrent donc extrêment tendus puisque l’on doit le plus souvent contrer ses adversaires dans la seconde près pour casser la garde et activer notre Zandatsu (le bullet-time) afin de découper vos ennemis en petits morceaux.

En outre, cette particularité doit être maitrisée, ainsi que bien gérer le timing afin d’appuyer au bon moment pour récupérer la colonne vertébrale de la victime (ce sont des cyborgs également), cette technique permet ainsi de régénérer votre barre vie, ainsi que celle du pouvoir permettant de stopper le temps quelques instant et laissant libre à vous à votre instinct de Jack l’éventreur (ceux connaissant la série sauront pourquoi, j’ai utilisé ce terme).

On prend littéralement plaisir à massacrer les méchas et autres monstres, cependant la jouabilité n’est pas parfaite en raison d’une caméra capricieuse, point faible sur ce genre de jeux.

Metal Gear Rising ne se place comme une vulgaire copie des anciens titres de l’éditeur, mais les concepteurs ont voulu donner un souffle plus dynamique à une série qui souffre trop de l’égo surdimensionné de son géniteur qu’est Hidéo Kojima.

Platinum Games a eu bien des nombreuses difficultés pour retravailler ce titre, et faute de temps, le jeu souffre d’un manque de finition comme des couleurs ternes. Le joueur remarquera que le soft n’a pas eu le temps nécessaire pour aboutir à une claque visuelle, on se croirait revenir quelques mois en arrière, voire des années. Malgré ces défauts techniques, le gameplay dynamique assure à merveille le spectacle. Ce n’est pas un vulgaire ersatz de Vanquish, mais plus un véritable défouloir qui remplit son rôle.

Des plaies et des boss

Si vous avez pleuré la mort de SniperWolf, vous ressentirez autant d’émotions avec la « petite frenchie » nommée Mistral. Cette sublime femme saura vous faire verser une larme, certes nous avons droit à beaucoup de paroles, mais ici ceci amène son lot d’émotions, sans souler le joueur lambda.

Autre personnage, Sam, l’homme s’inspire d’un samourai Haomaru de Samourai Shodown, vous devrez le combattre à deux reprises. On regrettera pourtant un manque de relation entre lui et Raiden, un peu plus de transparence. Platinum Games aurait du le mettre plus en avant, dommage.

Raiden marchera sur les missiles ou encore soulèvera un mécha de plus de 20 mètres de haut. Tout ceci finira souvent par du Qte en mode « charcuterie » où l’on découpera notre pauvre victime en mode « Bullet-time », le tout accompagné par une musique Rock.

Metal Gear oblige, PlatinumGames a essayé, avec brio, de conserver l’âme de la licence même pendant les phases de jeu. On pourra donc s’infiltrer dans certaines zones et tuer tous les ennemis discrètement par derrière. Un petit plus sympathique, notamment quand il faut sauver de rares otages.
Le dernier boss a nécessité près de 25 minutes pour l’abattre, mais je vous laisse la surprise. Metal Gear Rising possède vraiment des gardiens de fin de niveaux, superbes à l’image du Metal Gear ou bien face à Monsoon.

Autre point fort du titre réside dans l’ambiance musicale, le thème rock coïncident parfaitement à l’action, ces morceaux de bravoure amène le joueur à vouloir se procurer la bande originale et le pari semble fonctionner.

Konami manque de finition

Au final, ce n’est que sur la partie technique que ce Metal Gear Rising Revengeance déçoit le plus avec des tons souvent grisâtres, des textures baveuses et un aliasing assez présent. Heureusement, le plus important dans un beat them all reste la fluidité et PlatinumGames est parvenu à garder une fréquence d’images stable à 60 images par seconde. De quoi rendre les combats encore plus délicieux.
Mais avec un temps de développement trop important, ainsi qu’une remise en question sur la qualité du titre, Konami aurait pu apporter sur le marché, un véritable four. Peu de bonus sont disponibles, les missions en VR apportent du challenge supplémentaire, mais l’une des forces de MGR se place également dans le scoring et la recherche de la perfection.

Le codec m’annonce la version collector

Les éditeurs ont la manie depuis quelques temps de proposer plusieurs packs, cette méthode mercantile attire bien souvent notre coté collectionneur. Konami a profité pour sortir deux versions, la première concerne le jeu seul ; la seconde se présente sous la forme d’un imposant emballage (27.5 cm*29.5cm*12cm). Alors que combien ce carton ?
Le jeu possède deux Dlc, un permet de changer la tenue de Raiden en celle de Gray Fox, le 1er cyborg ninja et le deuxième offre un costume où Raiden porte une amure blanche de toute beauté. Mais pour obtenir ces objets, vous devrez réaliser des scores assez importants pour le transformer en monnaie virtuelle sur l’écran personnalisation, tout comme l’évolution de votre arsenal.

Pour une centaine d’euros environ, vous avez une figurine à monter de marque Play Arts. Elle contient 26 pièces, le héros doit se maintenir à l’aide d’une pince transparente. Raiden mesure environ 25 cm, hors socle et il est entièrement articulé, pourtant en voyant de loin, la statue a vraiment une prestance, mais de près on aurait préféré une figurine en résine.
Et d’après les avis de ma liste d’amis, cet objet plait beaucoup et même m’envient de posséder un tel objet.

Raiden sort le studio japonais de l’impasse

Si le projet était effectivement très mal parti depuis son annonce, PlatinumGames réussit à proposer un beat’em all rythmé et solide avec ce Metal Gear Rising Revengeance, sauvant le spin-off de Konami d’un naufrage certain. L’ambiance survoltée s’avère au rendez-vous et la plupart des combats sont d’un plaisir monstre, notamment contre les nombreux boss du jeu. Cependant, le ciel n’est pas tout bleu avec une caméra souvent larguée et des graphismes malheureusement très pauvres. Sans doute le prix à payer pour avoir une fluidité à 60 images par seconde de tous les instants. Plutôt difficile, comme la plupart des titres du développeur japonais, ce spin-off s’adresse surtout aux amateurs du genre qui recherchent un défouloir efficace avec beaucoup d’émotions.

Malgré un avis plus que mitigé de la presse spécialisée, Metal Gear Risng possède désormais une belle replay value et il offre bien assez de challenge (facile, normale, difficile, très difficile et enfin Revengeance, dernier mode sans doute dédié aux fous furieux). Alors que dire de plus, si vous êtes fan de la série des Metal Gear, ce n’est pas une trahison d’Hideo Kojima, mais plus à un titre vantant les qualités du concepteur avec des valeurs fortes avec son lot d’émotions, toujours d’actualité.
De plus, ce jeu se place comme un brillant challenger face au dernier Devil May Cry, peut-être l’un des points faible réside également dans son prix de vente actuel face à l’opus de Capcom (moins de 45 euros, neuf). Raiden est de retour, et il se trouve bien en colère, nous aussi on veut se défouler !

+ Gameplay aux petits oignons
+ 60 images par seconde
+ Intense de bout en bout
+ Du challenge
+ Certains boss
+ La B.O. rythmée LES MOINS

– Une caméra capricieuse,
– Pas bien beau,
– Faible durée de vie (moins de cinq heures de jeu)
– Aimer la série des Metal Gear.

Note Globale : 15.00/20

Test réalisé par Keniori

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