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Éditeur : Koei Tecmo
Développeur : Omega Force
Genre : Musô
Version Éditeur : PlayStation 4
Autre supports : Xbox One et PC
Langue : Voix en japonais, anglais et chinois
Classification : + 16 ans
Sortie en France : 13 février 2018
Taille d’origine : 46,5 Go
Prix Moyen : 45,99€

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Après le récent spin-off réussi de Samurai Warriors : Spirit of Sanada, il était temps pour la série des Dynasty Warriors de revenir sur le devant de la scène, 5 ans après un Dynasty Warriors 8 très apprécié des joueurs. C’est ainsi que fin 2016, Dynasty Warriors 9 est annoncé, d’abord au Japon puis rapidement en Occident. Désireux de renouveler une formule peu originale mais efficace, Omega Force surprend en annonçant un open world mélangé à du musô.

Après une longue attente, le titre sort enfin. Véritable prise de risque, aussi bien pour les développeurs que l’éditeur, ce Dynasty Warriors 9 cristallise énormément d’attentes et quelques craintes.

Un contexte géopolitique idéal et riche

L’histoire de ce Dynasty reprend celle des Chroniques des Trois Royaumes, roman historique chinois prenant place à la fin de la dynastie Han, entre 220 et 265. Dans une Chine continentale divisée en trois royaumes, le joueur pourra revivre les événements clefs de cette époque, selon différents points de vue répartis entre 90 personnages et 4 factions.

Notre critique de Dynasty Warriors 9 pour Nipponzilla !

Chaque début de chapitre résumé la situation politique

Pour peu que vous ne soyez pas réfractaires à cette période de l’histoire chinoise, il est agréable de suivre ces événements tout en incarnant, au choix, les acteurs principaux ou secondaires de ces nombreux conflits qui ont construit le passé de la Chine. Petit détail, l’histoire s’étalant sur plusieurs décennies, certains personnages ne seront jouables qu’à partir ou jusqu’à des moments précis. C’est appréciable quand, en plus, on remarque que ce Dynasty Warriors 9 prend le temps de poser son scénario avec de nombreuses cut-scenes ; que ce soit une discussion entre deux officiers ou une rencontre au sommet entre des ennemis de toujours.

Le fan de la licence ne pourra qu’être ravi, d’autant qu’une encyclopédie regroupant tous les personnages/batailles/événements de cette période est disponible.

Du Musô classique dans un grand open world

D’un point de vue gameplay, ce DW9 reprend la formule classique de la série, à savoir, des combos plus ou moins longs et meurtriers face à des hordes d’ennemis. Toutefois, cette année, une particularité s’invite avec la possibilité, d’une pression sur la gâchette, de modifier son attaque pour la rendre étourdissante ou renversante. Peu utile face aux ennemis lambdas, cela en deviendra vital face aux officiers et héros adverses, surtout dans les modes de difficultés les plus élevées, tant la résistance opposée est farouche.

Notre test de Dynasty Warriors 9 sur Nipponzilla !

Ce genre de combat va arriver très souvent

En plus de la maîtrise du combo, vous aurez la possibilité d’équiper des gemmes sur votre arme. Ces pierres peuvent vous offrir un avantage indéniable en boostant vos attaques élémentaires, augmentant votre force ou votre santé et sont interchangeables à l’infini entre vos différents personnages. On notera également la présence d’une courbe de progression avec de l’expérience à accumuler pour prendre des niveaux et des points de caractéristiques à répartir. Pour ce faire, vous devrez participer aux missions du jeu et c’est là qu’entre en scène la partie open world du titre qui, loin d’être un simple ajout anecdotique, relance l’intérêt de la licence et dans une certaine mesure, celui du fan pour qui cette histoire de Trois Royaumes est vue et revue depuis 20 ans.

Chaque conflit prend la forme d’un chapitre entier et se déroule en temps réel, que vous soyez au combat ou non. Découpées en sections principales et secondaires, les premières, souvent d’un niveau très élevé, sont la finalité du chapitre ; tandis que les autres sont des « sous-missions » dont la réussite fera baisser la difficulté de la principale. Libre à vous de foncer tête baissée dans la résolution du chapitre mais, à moins de jouer dans au mode de difficulté le plus bas, ce sera probablement un game over.

Notre critique pour Nipponzilla de Dynasty Warriors 9 !

Affaiblir d’abord les défenseurs facilitera la prise du château

En plus de rendre plus facile la mission, les « sous-missions » peuvent aussi en changer le déroulement. Avoir pris le temps de saboter l’entrepôt de flèches de l’armée ennemie l’empêchera de faire pleuvoir un déluge meurtrier sur vos hommes, par exemple. Cet aspect stratégique est vraiment agréable et grisant, surtout quand vous voyez les ennemis paniquer suite à vos actions en amont de la bataille. Encore une fois, cet aspect ne prendra tout son sel que lorsque vous serez dans les difficultés les plus élevées.

Autre aspect important, les troupes se déplacent en temps réel et peuvent tout à fait s’affronter pour le contrôle d’un point de la carte. Vos officiers agissent d’eux-mêmes et peuvent donc remporter des victoires, facilitant votre avancée ou, à l’inverse, prendre un revers qui vous mettra à mal.

Toutefois, pas d’inquiétude par rapport aux missions, vous seul pourrez les lancer et en réclamer les récompenses, évitant ainsi un stress inutile.

Et l’exploration dans tout ça ?

Bien que la guerre occupera la majeure partie de votre temps, il vous sera également possible d’explorer la carte, notamment pour de l’artisanat, de la pêche, de la chasse ou le plaisir de la découverte.

Critique exclusif de Dynasty Warriors 9 pour Nipponzilla !

La carte est très vaste

L’artisanat dépend à moitié de la pêche et de la chasse puisque le fruit de votre labeur permettra d’acquérir des matériaux pour créer de nouvelles armes, cuisiner pour obtenir des bonus temporaires, etc. Bien que parfois très utiles, cette fonction reste cependant secondaire et n’est pas une obligation pour qui déteste ce genre d’activités.

L’autre point important est l’exploration. Avec ses forêts et ses plaines, le terrain de jeu est immense et il est agréable de découvrir les points d’intérêts, les sites de récoltes ou même de se battre au coucher du soleil dans une forêt de bambous avec des brigands. Reprenant un gimmick de l’exploration, des tours de guets parsèment la map et permettront de découvrir plus facilement les environs si vous vous donnez la peine de monter au sommet – ce qui n’est pas très difficile grâce au grappin.

Regorgeant de choses à faire, vous n’aurez pas vraiment le temps de vous ennuyer entre deux affrontements et, si jamais l’exploration ne vous satisfait guère, vous pourrez toujours acquérir une cachette secrète qui fera office de maison privée. Cette dernière, que vous décorerez à votre gré, permet notamment d’entretenir de bons rapports avec vos officiers, de changer de tenue, de cheval ou, tout simplement, vous reposer avant une bataille. C’est amusant d’ailleurs de constater que malgré son aspect open world qui aurait pu tendre à espacer les affrontements dans le temps, on n’a jamais autant combattu dans un Dynasty Warrios auparavant.

Dynasty Warriors 9 en test sur Nipponzilla !

Une chevauchée pour le plaisir !

A la lecture de ces lignes, on pourrait croire que le soft est une réussite totale mais hélas, il n’est pas exempt de nombreux défauts. L’un des plus importants à nos yeux est le grappin. Dans les faits, l’idée est bonne puisque cet outil permet d’accéder plus facilement à des points en hauteur. Malheureusement, son utilisation illimitée et à n’importe quelle hauteur à tendance à ruiner le challenge et nous recommandons chaudement de ne pas en abuser pour s’éviter une facilité effarante.

On regrette également que, dans chaque mission, battre la cible désignée permet automatiquement de remporter la victoire, nonobstant la présence d’une armée ennemie entière à côté.

Une réalisation / technique limite

Les fans de la licence le savent très bien, les Dynasty Warriors – et autre Musô du même genre – n’ont jamais brillé par une réalisation somptueuse. Sans être moche, les productions d’Omega Force sont très souvent techniquement datées et en retard de quelques années malgré une ambiance réussie.

La critique de Dynasty Warriors 9 pour Nipponzilla !

Certains panoramas sont franchement réussis

Hélas, cet opus ne déroge pas à la règle avec une réalisation majoritairement dépassée de plusieurs années. Naturellement, il fallait être naïf pour penser que les visuels dévoilés durant le développement étaient un gage de la qualité graphique finale du soft, surtout en prenant en compte l’aspect gourmand d’un open world ; mais nous étions loin de nous douter d’un manque de rigueur aussi important.

Premier point et pas des moindres, malgré un patch récent – deux jours après la sortie du jeu -, le framerate est très capricieux sur PlayStation 4 et Xbox One classique. C’est un peu mieux sur les versions Pro et X mais insuffisant pour un confort optimal. La version PC n’est pas forcément mieux lotie, tout dépendra de votre configuration et de votre chance vis à vis de sa compatibilité. En soi, avec du 30 FPS au lieu de 60 n’est pas un problème et on s’en accommode très bien, mais, avoir un 30 FPS qui chute à 10 durant un affrontement, là, cela devient vraiment problématique, surtout quand c’est récurrent.

Une nouvelle critique pour Dynasty Warriors 9 sur Nipponzilla !

Dommage que le clipping ternisse l’ensemble

Second point, les textures souffrent d’un problème d’affichage et tardent très souvent à s’afficher correctement. En jouant à ce Dynasty, on ne peut s’empêcher de se dire que le jeu n’est pas fini sur ce point et qu’il lui manque encore un certains temps de développement intensif. Clipping, glitch, aliasing très prononcé, la liste des bugs graphiques est assez impressionnante et en l’état, on est plus devant une « Early Acces » qu’un produit fini. Heureusement, la modélisation des personnages est une réussite et l’esthétique générale du soft sauve le navire car tout n’est pas mauvais.

Les effets de lumières sont forts jolis, de même que l’ambiance distillée aux différentes heures de la journée et la distance d’affichage est impressionnante, surtout quand la luminosité évolue durant nos trajets. Voir le soleil se lever après une longue chevauchée à travers le Royaume est très appréciable.

Dynasty Warriors 9 en critique exclu sur Nipponzilla !

Certains effets sont très réussis

Pour la partie sonore, les musiques, tantôt épiques, tantôt rock, sont un régal pour les oreilles et le doublage est une réussite, surtout en chinois puisque oui, vous pourrez jouir de l’histoire dans sa langue d’origine ! – notons également la présence d’une traduction français pour les textes, plutôt correcte malgré quelques tournures syntaxiques étranges. On s’amusera également du bruit du galop de notre compagnon équidé qui, bien que tout seul, produit autant qu’une charge de cavalerie.

Les bruitages sonores des combats ou de la nature sont également une réussite et être au cœur de la bataille est très immersif. On regrettera seulement quelques soubresauts des bruitages par moment.

Trailer

Notre critique de Dynasty Warriors 9

Ce Dynasty Warriors 9 va diviser plus que jamais les joueurs. D'un côté, les fans seront ravis de pouvoir arpenter librement le monde des Trois Royaumes là où d'autres ne pourront lui pardonner ses nombreuses tares techniques malgré un plaisir de jeu bien réel. Pour notre part, nous resterons positifs et saluons la prise de risque et la volonté de sortir de la zone de confort pour se renouveler. Clairement perfectible sur de nombreux points, il n'en reste pas moins un jeu agréable et prenant et c'est bien là l'essentiel.

Graphismes45%
Gameplay65%
Scénario85%
Ambiance Sonore80%
Durée de vie90%
Difficulté50%
On a aimé :
  • Un gameplay toujours aussi efficace
  • Une durée de vie conséquente
  • L'ambiance
On a moins aimé :
  • Réalisation et technique limites
  • Le grappin, trop efficace
  • Répétitif dans son exécution
60%Note Finale

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