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Nom : Saint Seiya Omega
Format : 26 épisodes
Type : Série TV
Genre : Action / Fantastique
Studio : Toei Animation
Réalisateur : Morio Hatano
Début diffusion : 1er avril 2012

Lors d’une de ses nombreuses batailles, Seiya a affrontré Mars, dieu de la guerre, qu’il a emprisonné. Mais aujourd’hui, il est sur le point de revenir et de s’en prendre à Athéna. Entre temps, cette dernière s’est occupée d’un bébé que Seiya a sauvé de la mort : Kôga. Devenu un adolescent, le jeune homme va devoir endosser l’armure de Pégase. Il sera accompagné de Sôma (Chevalier du Lionceau), Ryûhô (Chevalier du Dragon), Yuna (Chevalier de l’Aigle), Eden (Chevalier d’Orion) et Haruto (Chevalier du Loup).
Saint Seiya : le choc des générations

Bien que nous avions eu droit dernièrement à Saint Seiya : The Lost Canvas qui proposait une aventure assez prenante, quel ne fût pas notre joie d’apprendre qu’une nouvelle série Saint Seiya verrait le jour. Car l’histoire et les personnages de Lost Canvas étaient certes intéressantes, mais cela se déroulait 100 ans avant les évènements de la série principale. Donc aucunes traces de Seiya, de Shiryu, etc. Le fait que Saint Seiya Omega se déroule 20 ans après la retraite de nos chevaliers favoris était donc plutôt séduisante. Que ce soit par l’intégration de possibles clin-d’œils, de pouvoir ressentir la réputation et le respect qu’ont acquis ces chevaliers de bronze pas comme les autres, ou tout simplement par le fait de pouvoir les croiser au cours de l’aventure et de voir ce qu’ils sont devenus. Bref, il y avait de quoi faire grimper la jauge de fan-service à son paroxysme, mais qu’en est-il finalement?

Vas-y, goutes à mon météore !
Première chose qui frappe : la direction artistique totalement différente de ce qu’on a l’habitude de voir dans un Saint Seiya. Ce qui est le plus déroutant ce sont les visages des personnages, notamment leurs nez assez étranges. Puis le design de leurs armures est elle aussi assez discutable, elles n’ont justement pas l’aspect d’une armure, on a plus l’impression qu’elles sont faites en tissus qu’en métal. Mais même si tous ce aspects sont vraiment déroutant, au bout d’un moment on s’y fait. Le plus important c’est quand même d’avoir une animation fluide et de qualité, et c’est globalement le cas.
Du point de vue de l’histoire, on arrive face à un Koga complètement opposé à l’idée de devenir chevalier. Il vit paisiblement sur une petite île en compagnie de Shina et Saori, jusqu’à ce que Mars ne soit de retour et fît Athéna prisonnière. C’est seulement là qu’il prît compte de ses responsabilités, et qu’il se fixa pour mission de devenir plus fort et de sauver Athéna. Même s’il est agréable de voir l’évolution du personne au cours des épisodes, le schéma scénaristique est vraiment trop classique, on en voit les ficelles à l’œil nu. Puis cerise sur le gâteau, il s’agit pratiquement d’un copier/coller de ce que proposait la première série Saint Seiya. Brièvement, Koga rencontre ses différents compagnons au cours des épisodes, ils participent à un tournoi, celui-ci est interrompu par l’attaque de chevaliers noirs, et ils doivent se rendre au sanctuaire afin de sauver Athéna. On aurait aimé un poil plus d’originalité…
Bien entendu l’anime n’en est pour le moment qu’à son dixième épisode, mais on regrettera aussi le fait que les chevaliers de l’ancienne génération soient relativement peu mit en avant. Certes on en croise quelques-uns, mais en dehors de la brève apparition de Seiya et de quelques informations concernant Shiryu, c’est le néant flou total autour de personnages importants tels que Hyoga, Shun ou Ikky.

Comment? Je me serais planté de série…?!
Attardons-nous à présent sur deux bouleversement qu’apporte cette série : les clothstones et les éléments. Concrètement, avant les chevaliers devaient transporter leur armure sur leur dos dans des sortes de coffres en pierre, mais vive la technologie, c’est dorénavant de l’histoire ancienne grâce aux clothstones ! Chaque armure est liée à une petite pierre et à une constellation. Lorsque le chevalier doit revêtir son armure, il lui suffit de faire appel à cette pierre qui peut se présenter sous forme de bague, de collier ou de boucle d’oreille. On ne sait toujours pas comment ils ont réalisé ce bond en avant, et cela semble mal parti pour avoir un jour des explications… Autre nouveauté elle-aussi inexpliquée, le système d’éléments. Dorénavant, chaque chevalier de la nouvelle génération maitrise un des sept éléments : le feu, l’eau, le vent, la foudre, la terre, la lumière ou les ténèbres. Et bien entendu, chaque élément est plus puissant ou plus faible qu’un autre (l’eau à un certain avantage face au feu, la lumière repousse les ténèbres, etc). A cela vient s’ajouter quelques techniques spéciales que possèdent certains chevaliers, comme par exemple l’un des camarade de Koga qui maitrise des techniques… ninjas !
En conclusion, nous avons donc une série agréable mais qui est loin, très loin d’exploiter le potentiel qu’elle possédait. On a droit au final à une série d’avantage destinée à un jeune public, au risque de frustrer les fans de la première heure qui crieront sans doute à l’hérésie et au gâchis. Mais tout n’est pas mauvais, on appréciera notamment la nouvelle version de Pegasus Fantasy, tout simplement sublime !

A propos de l'auteur

Fondateur de Nipponzilla. Cet amateur de mangas, de japanimation et de jeux vidéo japonais n'a peur de rien, et surtout pas de s'intéresser aux œuvres les plus méconnues... au risque de tomber régulièrement sur de belles bouses.

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