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Éditeur : NIS America
Développeur : Kadokawa Games
Genre : Dungeon-RPG
Version testée : PlayStation 4
Autre supports : Nintendo Switch, PlayStation Vita
Langue : Textes en anglais, voix en anglais et japonais
Classification : + 12 ans
Sortie en France : 22 juin 2018
Taille d’origine : 2,9 Go
Prix moyen : 49,99€

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Introduction

Dungeon crawler à l’ambiance fantasy signé Kadokawa Games, The Lost Child est finalement arrivé jusqu’en Europe presque un an après sa sortie au Japon. Édité par NIS America, il est disponible depuis le 22 juin 2018 sur PlayStation 4, PlayStation Vita et Nintendo Switch.

La fin du monde aura lieu à Tokyo

The Lost Child nous plonge sans trop d’explications dans la peau d’un jeune journaliste, Hayato, travaillant pour un magazine occulte à Tokyo. Alors qu’il échappe de justesse à la mort suite à un incident étrange, il reçoit la visite de l’ange Lua qui lui apprend qu’il est l’élu choisi par Dieu en personne pour sauver le monde menacé par des démons. Pour ce faire, Hayato reçoit une arme appelée Gangour qui lui permet, entre autres, de capturer les démons pour les faire combattre à ses côtés. On apprend également assez vite que Lua, notre ange tête en l’air à forte poitrine dont la tenue extravagante et peu habillée n’a l’air de choquer personne, est à la recherche de sa sœur et que vous allez devoir l’aider à la retrouver. Après un long tutoriel pendant lequel on ne pourra ni modifier les options ni sauvegarder, le jeu nous lâche finalement au bureau de Hayato (qui accepte sans se plaindre son rôle d’élu), et à nous de nous débrouiller pour trouver où aller ensuite.

À partir de là, le jeu se déroulera à chaque fois en deux temps : premièrement, vous vous rendez à divers endroits afin d’interroger les gens (sous forme de déplacement automatique via les menus, façon visual novel), puis vous accédez à des donjons appelés « layers » que vous devrez explorer à l’aveuglette, la carte se dessinant au fur et à mesure que vous progressez. Pour ne pas vous faciliter la tâche, les donjons grouillent d’ennemis qu’il vous faudra affronter à la manière d’un RPG classique, comme les premiers Final Fantasy, la principale différence étant que chaque ennemi pourra être capturé pour ensuite rejoindre votre équipe.

Des enquêtes et des donjons

L’aspect investigation, il faut le dire, n’est malheureusement pas très développé et n’apporte au final pas beaucoup d’intérêt. Le jeu ne vous dirige que rarement vers la prochaine destination et il faudra souvent (re)visiter chaque endroit en parlant à toutes les personnes disponibles jusqu’à ce qu’un nouveau donjon apparaisse. L’objectif suivant n’étant pas toujours très clair, un petit manque d’attention pendant les dialogues ou une pause trop longue entre deux sessions de jeu et vous risquez de ne plus trop savoir où vous en êtes… Et pour le coup, le titre The Lost Child prend tout son sens, mais pas forcément de la façon dont on l’aurait voulu. Quelques enquêtes annexes sont également proposées, mais l’ensemble manque gravement de clarté et on a un peu de mal à s’y plonger. Heureusement, le reste du gameplay est là pour nous occuper, et il se montre déjà bien plus intéressant.

Vous avancez dans les donjons en vue subjective, case par case, et de nombreuses énigmes ou puzzles devront être résolus pour pouvoir progresser. Si vous êtes du genre à aimer tout explorer et remplir vos cartes à 100%, le jeu aura de quoi vous ravir et vous occuper un bon moment (un trophée vous attendra d’ailleurs sur les versions PS4 et Vita pour la complétion de toutes les cartes de donjons). La vitesse de déplacement dans les donjons peut être ajustée et un mode de déplacement automatique dans les zones déjà visitées sera également proposé, et vous pourrez vous aider de divers objets bon marché pour vous téléporter à un autre point de la carte ou encore réduire les rencontres avec les ennemis pour faciliter votre exploration. Ces derniers, en revanche, ne seraient être trop recommandés car les boss qui vous attendent à la fin de chaque donjon ne seront pas toujours une partie de plaisir, surtout en début de jeu, et vous aurez besoin de toute l’expérience possible si vous voulez avoir une chance d’y survivre…

Purifiez-les tous !

En plus de Hayato et Lua, qui feront partie de votre équipe active en toutes circonstances, vous pourrez capturer des créatures nommées « Astrals » et les intégrer à votre groupe de combattants. Ces Astrals pourront être entraînés et apprendront des techniques qui vous seront d’une grande aide en combat. Une fois leur niveau maximal atteint, ils pourront également évoluer, revenant alors au niveau 1 mais avec de meilleures statistiques. Certains prendront une apparence différente, mais pour la plupart, l’évolution n’entraînera qu’un changement de couleur ou de très légères modifications, ce qui est un peu dommage puisque cela réduit un peu le plaisir de découvrir à quoi ressembleront nos Astrals une fois évolués. Néanmoins le nombre d’Astrals disponible reste plutôt large et si votre but est de tous les mener à leur évolution finale, vous en aurez pour de très nombreuses heures de jeu. S’ajoute à cela la possibilité de transférer les techniques de vos Astrals entre eux, vous permettant de vous créer l’équipe parfaite selon vos besoins.

Fait intéressant, il est également possible de capturer les boss de fin de donjon une fois vaincus, mais ceux-ci nécessiteront d’utiliser un objet spécifique pour les purifier avant de pouvoir les utiliser au combat. Ces objets étant récoltables dans un donjon optionnel aux nombreux étages, disponible très tôt dans le jeu mais loin d’être simple à traverser, il ne faudra pas espérer pouvoir compter sur ces puissants Astrals pour vous faciliter la vie sans faire d’efforts.

Attention à votre karma

Pour entraîner vos Astral, il vous faudra user d’une mécanique assez intéressante du jeu, celle du Karma. Il existe dans The Lost Child trois types de Karma : bon, dual et maléfique, qui vous serviront à entraîner respectivement vos Astrals anges, anges déchus et démons. De plus, si d’aventure vous perdiez tous vos points de vie en combat, vous aurez la possibilité de racheter votre salut avec du Karma pour revenir au moment précédent l’affrontement, évitant ainsi un Game Over qui pourrait être très douloureux si vous n’aviez pas sauvegardé depuis un moment.

Ce Karma sera reçu pour la plupart en battant des ennemis (vaincre des démons vous octroiera du Karma maléfique, etc.), mais également durant les dialogues de l’histoire. En effet, vous aurez parfois l’occasion de prendre la parole, et selon votre choix de réponse, vous recevrez un type de Karma différent. Besoin de Karma maléfique pour entraîner vos démons ? Soyez le plus méchant possible dans vos réponses, et le tour est joué. En dehors de cela, vos choix de réponses n’auront pas réellement d’influence sur l’histoire, aussi libre à vous de décider si vous voulez jouer stratégique ou juste répondre ce qui vous fait envie.

Comme un goût de déjà vu

La difficulté étant de la partie, il vous faudra passer beaucoup de temps à entraîner vos Astrals et améliorer votre équipement pour pouvoir progresser dans l’histoire… ce qui n’est pas plus mal, étant donné que le scénario ne sera pas forcément l’aspect qui nous intéressera le plus dans ce titre. Son histoire d’anges et de démons s’affrontant dans un monde réaliste au bord de l’apocalypse n’est pas sans rappeler un scénario de Shin Megami Tensei, mais avec une ambiance fantasy-manga à la Chaos;Head qui aurait sans doute gagné à viser un peu plus la simplicité. Quelques cinématiques animées en 2D viennent égayer un peu le tout et les personnages essaient d’être attachants, mais le titre vise clairement un public otaku masculin et ne satisfera probablement pas tout le monde. Mais que l’on apprécie ou non son univers et ses personnages, son gameplay fourni et addictif pourra rattraper le coup à merveille pour peu que l’on apprécie les Dungeon-RPG en général.

Au niveau des graphismes, le jeu présente un chara design intéressant et riche avec de nombreuses créatures plutôt originales que l’on s’amusera à découvrir. Pour le reste, les donjons sont assez fades dans leurs décors et les menus manquent un peu de finesse. La bande-son, sans être passablement mauvaise, sera tout de même assez maigre et peu mémorable avec seulement quelques pistes sortant de l’ordinaire.

Pour conclure, sans être énormément novateur, The Lost Child reste malgré tout une bonne surprise de par son gameplay qui reprend les bons côtés de plusieurs styles de jeu différents pour donner un ensemble prenant et divertissant.

Trailer

Notre critique de The Lost Child

Derrière son ambiance fantasy et son histoire d’anges et de démons un peu difficile à prendre au sérieux, The Lost Child nous propose un mélange de dungeon crawling, RPG et capture de monstres avec quelques éléments de visual novel, et le résultat est étonnamment satisfaisant. Son gameplay addictif et son bon niveau de difficulté sauront certainement occuper les joueurs pendant de très nombreuses heures de jeu, et feront bien facilement pardonner les petites faiblesses scénaristiques et visuelles du titre.

Graphismes70%
Gameplay90%
Scénario55%
Ambiance sonore60%
Durée de vie95%
Difficulté90%
On a aimé
  • Un gameplay prenant et addictif
  • Une bonne durée de vie et une difficulté adaptée
  • De nombreux monstres à collectionner, au design intéressant
On a moins aimé
  • Une ambiance très « otaku »
  • Peu de réelles inovations
  • Les enquêtes mal ficelées et le manque d'indications sur la marche à suivre
77%Note Finale

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