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Dessinateur : Lily Hoshino
Scénariste : Kunihiko Ikuhara, Kei Takahashi
Éditeur : Akata
Collection : Young Novel
Genre : Fantastique, Drame, Comédie
Public : + 14 ans
Contenu : 308 pages
Sortie : 8 novembre 2018
Prix : 14,99€
Statut de la série : Terminée en 3 tomes

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Résumé

« Quand Himari, lycéenne orpheline, décède suite à une tumeur au cerveau, ses deux frères sont abattus… jusqu’à ce qu’elle ressuscite, grâce à un étrange chapeau-manchot ! Comme possédée, leur sœur leur ordonne alors de partir à la recherche d’un mystérieux artefact, le Penguin Drum, sans quoi elle risque de mourir à nouveau. Désormais accompagnés de manchots de compagnie qu’ils sont les seuls à voir, les deux adolescents vont mener une quête étrange et burlesque, qui pourrait bien les amener à découvrir de sombres secrets. Car ce qu’ils ne savent pas encore, c’est qu’ils ne sont pas les seuls à rechercher cet énigmatique objet… »

Notre critique

C’est avec une émotion toute particulière que l’on prend en main ce premier volume de Mawaru Penguindrum, enfin disponible en France huit ans après sa publication au Japon. Ceux qui avaient déjà été séduits par l’excellent anime de Kunihiko Ikuhara (disponible en coffret DVD édité par Kazé) n’auront sûrement pas manqué l’annonce de la publication du roman chez Akata. Que vous soyez fan de l’anime ou simplement curieux de découvrir une histoire qui sort de l’ordinaire, cette trilogie de romans est décidément une œuvre à ne pas rater !

L’histoire se déroule en plein cœur de Tokyo. La jeune Himari Takakura vit seule avec ses deux frères lycéens : Shôma, un jeune homme honnête mais un peu naïf, et Kanba, son opposé, dragueur invétéré à l’attitude rebelle. Bien que très différents, tous deux ont un point commun : ils sont fous de leur petite sœur et feraient tout pour la rendre heureuse. Aussi, lorsque les médecins leur annoncent que Himari n’a plus que quelques jours à vivre, ils sont anéantis. Mais alors que Himari s’effondre durant une sortie à l’aquarium et que tout semble perdu, la jeune fille ressuscite miraculeusement, coiffée d’un étrange chapeau. D’une voix qui ne semble pas être la sienne, elle annonce à Shôma et Kanba que s’ils veulent que Himari reste en vie, ils devront trouver le Penguin-Drum

Commence alors une étrange quête pour ces deux frères qui n’ont aucune idée de ce qu’est le Penguin-Drum ni d’où ils pourraient bien le trouver. Dans ce premier roman, on suit surtout Shôma et l’excentrique Ringo Oginome, stalkeuse invétérée qui s’avère être leur seule piste pour l’instant. Et « étrange » est décidément le terme approprié, car c’est le sentiment qui nous accompagne durant la majeure partie du récit.

Il faut dire que les mystères ne manquent pas dans cette histoire, et chaque personnage en est entouré. Pourquoi les Takakura vivent-ils seuls, que sont devenus leurs parents et quel secret cachent-ils ? Quel est ce journal que Ringo suit à la lettre, clamant qu’il contient sa destinée ? Chaque nouvel événement dans le récit apporte de nouvelles interrogations dont le sens ne nous sera révélé qu’en temps et en heure, mais cette part de mystère rend tous les personnages très intéressants et l’intrigue particulièrement prenante, puisque l’on a vite hâte de découvrir le fin mot de l’histoire !

En outre, ceux qui connaissent un peu le travail de Kunihiko Ikuhara (Utena la fillette révolutionnaire, Yuri Kuma Arashi…) savent qu’il faut toujours s’attendre à ce que la frontière entre rêve et réalité s’estompe facilement dans ses œuvres. Rien d’étonnant alors que nos héros quittent de temps en temps les paysages familiers de leur quotidien pour se retrouver dans des dimensions irréelles où chacun de leur geste prend des allures burlesques, ou que des éléments surnaturels s’immiscent dans la réalité, comme ces manchots invisibles qui font les quatre cents coups en dépit des événements sérieux qui peuvent se produire autour d’eux. Faut-il dès lors tout prendre au pied de la lettre ou chercher un sens métaphorique caché ? Libre au lecteur de se faire sa propre opinion au fil des pages…

À noter qu’il n’est pas nécessaire d’avoir vu l’anime pour apprécier la lecture du roman et inversement, l’histoire originale ayant été conçue pour ces deux supports. Il peut être toutefois intéressant de commencer par le roman, qui se veut peut-être plus vague à certains moments de l’histoire en alternant les points de vue, rajoutant une couche de mystère puisque l’on ne dispose alors de la version des faits que d’un seul protagoniste. Mais ceux qui auraient d’ores et déjà vu l’anime prendront certainement tout autant de plaisir à redécouvrir l’histoire sous un angle différent, qui nous fait envisager les choses d’une autre façon et offre certainement une perspective plus précise des sentiments et ressentis des personnages – en particulier Shôma qui reste le narrateur principal du récit.

En tant que light novel, le roman propose un niveau de lecture très accessible qui se fait sans prise de tête et assez rapidement. Ce premier tome introduit la plupart des personnages principaux et nous donne un aperçu de leur histoire et de leur passé, tout en commençant à créer des liens entre eux. L’intrigue se met doucement en place, mais il faut s’attendre à beaucoup de surprises et de péripéties dans les volumes suivants, car cette histoire est encore loin à ce stade d’avoir dévoilé tout son potentiel !

Quant à savoir si l’adaptation française est à la hauteur de l’histoire, on se retrouve malheureusement assez mitigé. Derrière une prose qui se veut pourtant assez agréable à lire dans ses descriptions, avec un vocabulaire riche et varié, on grince un peu des dents devant certains dialogues très peu naturels ou des expressions qui font très « japonais ». Les choix très discutables de ponctuation viennent souvent casser le rythme des phrases ce qui rend parfois la lecture désagréable, et le roman souffre d’un nombre bien trop grand de coquilles et de fautes diverses (notamment le syndrome des phrases changées à la dernière minute en oubliant d’effacer un mot qui ne colle plus) présentes quasiment à chaque chapitre, attestant d’un grave manque de relecture. Pour un titre si attendu et un premier livre de leur nouvelle collection Young Novel, on ne peut que déplorer que les éditions Akata aient autant négligé l’étape de la correction… et on espère qu’ils se rattraperont tout de même avec les deux tomes suivants.

Malgré cela le livre en lui-même a droit à une couverture au design plutôt sympa inspirée des rames de métro, un élément qui a son importance dans l’histoire, tout en conservant l’illustration originale sur une page couleur à l’intérieur. Le papier est de bonne qualité, la couverture agréable au toucher et le format ni trop grand ni trop petit est plutôt bien pensé. C’est donc un ouvrage que l’on apprécie rajouter à sa collection !

Notre critique du tome 1 du roman Mawaru Penguindrum

Que vous connaissiez déjà l’anime ou non, Mawaru Penguindrum est une œuvre réellement unique et bouleversante qui sort de l’ordinaire et nous plonge dans un univers tantôt émouvant, tantôt complètement irréel, mais toujours décidément prenant et intrigant.

Scénario95%
Prose75%
Edition40%
Originalité90%
Mise en scène85%
Intérêt sur la durée95%
On a aimé
  • Histoire fantastique pleine de surprises
  • Beau mélange de drame, d'émotion et d'humour
  • Enfin le roman traduit en français !
On a moins aimé
  • Beaucoup trop de fautes !
  • Adaptation des dialogues peu naturelle
90%Note Finale

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