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Dessinateur : Shinjirô
Scénariste : Gin Urobuchi
Éditeur : Ototo
Collection : Shonen
Genre : Fantastique
Public : Tout public
Contenu : 160 pages
Sortie : 18 mai 2018
Prix : 7,99€
Statut de la série : Terminée en 14 tomes

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Résumé

« Kiritsugu Emiya a échoué : en détruisant la coupe du Graal il a déclenché un cataclysme ravageur qui détruit tout et toute vie sur son passage. Impuissant, il assiste à l’horreur dont seuls son ennemi juré et son servant ressortent indemnes. Ou presque. Car si Kirei Kotomine peut remercier cette magie destructrice de l’avoir ressuscité, il refuse d’accepter que ce qui se produit soit le fruit de son désir secret et que son corps sera maintenant un corps sans vie, dont le cœur ne battra plus jamais. Pourtant, chacun des deux ennemis jurés fera face à ce revers du destin. Tandis qu’Emiya adoptera Shirô, un garçon qu’il a sauvé de la fournaise, Kotomine cherchera encore ses réponses et prendra en charge l’éducation de la petite Rin Tôsoka. Ainsi, même loin l’un de l’autre, les deux hommes poursuivront jusqu’au dernier instant leur lutte par l’éducation et l’entraînement de ces deux leaders de la future génération de magiciens qui déclencheront la prochaine guerre sainte… »

Notre critique

Il est rare de lire un épilogue aussi réussi d’une partie d’une saga aussi complète que « Fate ». Bien souvent on est un rien déçu par l’avalanche de réponses parfois faciles à toutes les interrogations posées au fil du récit. Mais avec ce tome 14 qui clôt la part Fate/Zero de la saga, on évite l’écueil redondant.

Si tout se met en place aisément ce n’est que par suite logique d’une narration maîtrisée de bout en bout.

La tragédie est omniprésente, fidèle compagne de cette partie de la saga, si attachée aux pas de Kiritsugu Emiya qu’on ne saurait imaginer autre chose. Punition absolue et irréversible, notre anti-héros si acharné à obtenir justice paie le prix de son aveuglement, déclenchant une catastrophe qui entraîne nombre de vies dans le néant mais, ironiquement, pas celle qu’il aurait tant voulu détruire. Le destin s’acharne encore et toujours sur Emiya et sa rédemption prend la forme d’un garçon mutique, souffrant, dont la vie a été à jamais bouleversée par son erreur. Shirô apapraît donc pour la première fois en petit garçon traumatisé, qui ne comprend pas grand-chose à ce qui lui arrive lorsque, à peine vivant, il rencontre Emiya. Leurs vies sont à jamais liées par une détresse commune, non semblable, mais aux douleurs qui se répondent. Sans aucun espoir de pouvoir revoir Illya, Emiya dont le corps reste rongé par le mal déclenché lors de la destruction de la coupe, fera de son mieux pour transmettre de belles valeurs à Shirô. Les rares années qui lui restent sont consacrées à cet enfant qui prend la place de celui qu’il a perdu, de ses rêves avortés par tant d’erreurs. A sa demande, il lui enseigne le peu qu’il pense utile sur la magie. Ultime cadeau que lui fait l’existence, Shirô ne lui reprochera rien de son vivant, ignorant des fautes qu’Emiya ne saura lui révéler. Lâcheté ou désir de protéger ce garçon de lui-même, ce sera au lecteur de juger. Les derniers mots échangés avec ce fils adoptif apaiseront définitivement son âme mais promettent de rudes épreuves à Shirô. A travers les dialogues avec d’autres personnages tels que Taiga et les pensées gardées d’Emiya, on approche au plus près des tourments de cet homme qui n’est que regrets et larmes. Malgré ses actes manqués, ses chemins détournés par sa seule colère, semés de tant d’erreurs, on lui garde une bonne part de sympathie.

La détestation revient plus volontiers vers le prêtre Kotomine, hypocrite entre tous qui se repaît de sa « victoire » et d’obtenir non seulement une deuxième chance d’assouvir ses ambitions mais surtout d’user encore des pouvoirs de la famille Tôsaka. En bonus, on retrouve un Glenn qui a survécu au massacre des magiciens puisqu’il n’était pas sur place. Sa revanche et sa place dans la future nouvelle guerre sainte se dessine tout autant que celle de Rin et Shirô.

On a donc un fil conducteur qui ne se dément pas tout au long de ce 14e et dernier tome de Fate/Zero, offrant une parfaite connexion avec Fate Stay Night.

Graphiquement, comment ne pas relever que la perfection du scénario se retrouve dans la maîtrise du trait qui affirme le malheur par les larges cases de morts causées par le cataclysme, l’expressivité exacerbée des protagonistes souffrants ou se réjouissant de la situation. La mise en scène apporte un rythme changeant entre l’ouverture du tome qui se bouscule d’un drame à l’autre, stoppe sur la rencontre miraculeuse et rédemptrice Shirô/Emiya opposée à la résurrection du couple massacreur Kotomine/Gilgamesh pour rebondir sur les chemins que chacun choisit de suivre en dépit de cette lutte qui demeure inachevée et finir presque paisiblement sur les derniers instants de cet anti-héros tragique.

Tragédies, tourments humains, guerre manquée, personnages complexes : avis aux fans comme à ceux qui ne connaissent pas encore la saga ou cette première partie, Fate/Zero est un titre indispensable !

Notre critique du tome 14 de Fate/Zero

La tâche d'Emiya est terminée et sa fin n'est pas celle qu'il en attendait... Trouvera t-il la rédemption après tant de gâchis ?

Scénario96%
Dessin98%
Edition98%
Originalité97%
Mise en scène98%
Intérêt sur la durée100%
On a aimé :
  • Un dernier tome parfait
  • Une vraie bonne fin avec ouverture pour la suite de la saga
  • Des personnages attachants jusqu'au bout
On a moins aimé :
  • Néant
98%Note Finale

A propos de l'auteur

Rédactrice manga de Nipponzilla. Dévoreuse manga, BD et livres en tous genre, bavarde absolue, elle s’attaque à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un bon titre et qu’importe les déceptions, elle s’acharne pour vous dénicher des perles.

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