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Grand retournement de situation dans le milieu du manga ! Alors qu’il y a une dizaine d’années de cela, voir un petit peu plus, il était assez facile pour un éditeur français d’acquérir une licence à succès sans à avoir à débourser une fortune, cette époque sera très prochainement révolue.
Je ne vous apprend rien, le manga est une vraie institution au Japon. Il est omniprésent et fait partie intégrante de la société. Mais à la surprise générale, un très net recul des ventes a été constaté au cours de ces dernières années. Et il ne faut pas chercher bien loin avant de trouver la cause de ce ralentissement, il s’agit de Facebook. D’autres éléments sont bien entendu à mettre sur la balance, comme par exemple le manque de renouvellement et de nouveauté dans les dernières séries, mais le célèbre réseau social est la source principale de ce maux. Plutôt que d’acheter un manga à lire dans les transports en commun, les jeunes japonais préfèrent à présent passer leur temps sur leur téléphone portable. Bien conscient de son impuissance, l’un des mastodontes du secteur n’a pas tardé à réagir et à trouver une solution afin de compenser cette perte d’intérêt auprès du public nippon. Je fais mention à l’éditeur Shueisha.
Avec plus de 11 millions de mangas vendus en 2011 pour une valeur estimée à 100 millions d’euros par an, Shueisha s’est aperçu que la France se trouvait en deuxième position en matière de vente de mangas. Juste devant le marché américain et sud coréen, ce qui a tout de suite éveillé leur intérêt. Fort de ses ventes de mangas en constante augmentation au Japon, le géant japonais avait vu pendant longtemps notre marché comme étant dénué d’intérêt. Mais maintenant que la roue à tourné, voici qu’ils réclament leur part du marché. 
D’une valeur de plus d’un milliard d’euros, Shueisha semble s’être lancé dans l’achat des différents éditeurs français, et Kazé sera le premier sur la liste. Cédric Littardi évoque la raison de ce rachat : « Les japonais ne voulaient pas entrer sur le marché français directement. Ce qui les intéressait chez Kazé, c’est que nous étions un éditeur transmédia, avec du manga et du dessin animé ».
Quel est donc votre sentiment par rapport cette situation qui apportera du bon comme du mauvais? Car certes nous aurons droit aux derniers tomes de nos séries favorites très peu de temps après leurs sorties au Japon, mais nous arriverons peut-être dans une situation où il n’y aura plus de concurrence entre éditeurs, ce qui pourrait conduire à une augmentation des prix, moins de variété dans les séries, moins de prises de risques, etc. 

A propos de l'auteur

Fondateur de Nipponzilla. Cet amateur de mangas, de japanimation et de jeux vidéo japonais n'a peur de rien, et surtout pas de s'intéresser aux œuvres les plus méconnues... au risque de tomber régulièrement sur de belles bouses.

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