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Critique

Notre critique du tome 1 de Hikari-Man

Daiya

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Dessinateur : Hideo Yamamoto
Scénariste : Hideo Yamamoto
Éditeur : Delcourt / Tonkam
Collection : Seinen
Genre : Science-Fiction
Public : + 14 ans
Contenu : 216 pages
Sortie : 14 mars 2018
Prix : 7,99 €
Statut de la série : En cours de publication

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Résumé

« Hikari Shirochi est un nerd qui passe sa vie entre le lycée, les jeux vidéo et la customisation d’ordinateurs. Un jour, à la suite d’un malaise, un étrange phénomène se produit. Il va devenir un excellent conducteur pour l’électricité statique. Il se rend alors compte qu’il peut maintenant déplacer sa conscience dans l’électricité non seulement à Tokyo, mais aussi dans les satellites spatiaux. »

Notre critique

Après Ichi The Killer et Homonculus, Hideo Yamamoto nous revient avec ce manga aux allures de comic américain.

On y découvre Hikari, un jeune lycéen accro à sa console et un sacré loser de surcroit, qui voit sa vie basculer après une électrocution. Cet incident lui donne la capacité de voyager à travers les courants électriques, d’imiter les techniques de combat de ses jeux vidéo et, à l’occasion, de sauver la vie d’une jeune fille au passage. Le simple adolescent se transforme donc en une sorte de super héro. On remarque assez vite la ressemblance, certainement intentionnelle, avec les BD américaines, ne serait-ce qu’avec l’utilisation du suffixe « man » dans le titre.

Bien que similaire à d’autres œuvres, Hikari-Man se différencie par les thématiques que le mangaka semble vouloir y aborder. Après son analyse de la société japonaise, Yamamoto expose ici le bullying au lycée, notamment avec une scène assez crue où le personnage principal est agressé et humilié par des camarades de classe.

De plus, on le remarque dès les premières pages, l’auteur semble également pointer du doigt les dérives de la technologie. D’une part, Hikari est totalement obsédé par ses jeux vidéo auxquels il joue à longueur de journée. D’autre part, lorsqu’il se fait humilié, ses camarades ne se gênent pas pour prendre quelques photos avec le portable.

Visuellement parlant, c’est fortement différent de ce que l’on peut voir d’habitude. Le dessin est très réaliste, ce qui contraste avec l’absurdité du scénario. On oublie donc les traits exacerbés et les yeux surdimensionnés. A certains moments, les personnages sont dessinés de telle sorte qu’ils semblent sortis d’un jeu vidéo. Il en va de même pour la police utilisée lorsque Hikari se transforme en homme lumière. Outre les personnages, l’auteur nous livre également de belles illustrations de la ville, ce qui permet une lecture agréable et rapide.

Au niveau de la mise en scène, l’histoire se déroule donc à un rythme accéléré. On a à peine le temps de rencontrer Hikari le loser qu’il devient déjà, quelques pages plus tard, l’homme lumière. On aperçoit des visages et des noms que l’on ne retient pas. Les bases, peu approfondies, sont jetées à la va vite. A la fin de ce premier volume, on ne sait toujours pas grand-chose sur Hikari. Il nous est présenté comme « un otaku, un puceau » ; bref, une sorte de caricature. On reste donc sur notre faim et on espère que c’est voulu.

Fan du Japon depuis son plus jeune âge, Daiya passe son temps libre à lire des mangas, visionner les œuvres de Miyazaki et s'amuser avec Photoshop.