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Critique

Notre critique de Fluff for the Flightless

Clementine

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fluff-for-the-flightless-critique-nipponzillaDessinateur : Hagi
Scénariste : Hagi
Editeur : Taifu Comics
Collection : Yaoi
Genre : yaoi, romance, drame
Public : Public averti
Contenu : 272 pages
Sortie : 24 juillet 2020
Prix : 8,99 €
Statut de la série au Japon : oneshot

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Résumé

Au sein de la montagne céleste vivent des dieux et leurs serviteurs. Parmi ces derniers, Shin fait figure de cas à part. Alors que tous autour de lui sont dotés de splendides ailes, celles du jeune homme ne se sont jamais développées. Minuscules et noires, elle lui valent les railleries de ses pairs. Après des années de formation, il est enfin chargé de prendre soin d’un dieu, sur le mont le plus reculé de la montagne. Mais l’être qui s’y trouve n’a pas grand-chose de divin… Pourtant, ce qui frappe surtout Shin, c’est sa gentillesse. Et même si cette énorme et mystérieux boule de poils blanche reste silencieuse, elle lui semble familière…

Notre critique

Un joli conte céleste en mode yaoi blue que ce Fluff for the Flightless !

Sans être inoubliable, ce oneshot ravira les fans du genre par sa tendresse et son humour très kawai. Bâti sur deux personnages qui se ressemblent autant psychologiquement qu’ils se distinguent physiquement, ce récit fait bon lire quand on est en manque de beauté dans les cœurs.

Shin et son dieu, Baku, sont des personnages atypiques au regard de leurs semblables. Shin est un serviteur divin aux ailes trop petites pour voler, sombres comme la nuit quand celles de ses comparses sont toutes blanches. Affublé de cette anomalie, il est victime de moqueries et de remontrances depuis tout petit. Il en a nourri un caractère revêche qui cache un grand cœur et une solitude pesante. Quand, enfin, on lui confie une divinité à servir, son rêve devient réalité. Bien que différent des autres, on reconnaît sa valeur comme serviteur et gardien d’un dieu.

Mais quand il rencontre ce dernier, il est frappé par son allure. Gigantesque boule de poils tous doux, celui que Shin baptise Baku est tout aussi rejeté que lui. Sous cette apparence de grosse peluche muette se révèle un dieu à l’allure de jeune homme, au regard apaisant et attentif à Shin. Baku est secret et plutôt mutique. À la faveur d’un incident, Shin comprend pourquoi tant de mystères : Baku est l’opposé des autres divinités. Il se nourrit de ce qui attaque ses semblables: la corruption. Il ingurgite ainsi toute menace mais vit en reclus car, s’il protège, il fait aussi peur. Quel est ce dieu qui avale la corruption ? Et s’il était lui-même un démon ?

Face à la défiance des autres serviteurs dont Yatsude et Sanzashi, Shin défend son dieu et nouvel ami bec et ongles. Il ne croit pas si bien faire car, dans les tréfonds de sa mémoire, Baku et lui sont liés depuis très longtemps…

Très poétique, plein d’un humour enfantin très simple, Fluff for the Flightless organise son scénario autour des discriminations et de ce qu’elles provoquent. Lorsque deux êtres victimes de ce rejet et des à priori se rencontrent, ils deviennent plus forts, l’un pour l’autre. Les souvenirs de Shin font peu à peu surface pour lui rappeler une promesse qui est naturellement restée ancrée en lui. À présent, c’est à son tour de protéger Baku et ce lien si fort qu’il transcende tout ne peut que les unir plus sûrement que la simple relation de dieu à serviteur céleste.

On parcours cette histoire avec plaisir et un amusement candide. Le trait de Hagi est pour beaucoup dans l’attrait de son oneshot. On retrouve son dessin très précis mais fin, élégant et franchement joli. Il en ressort qu’il se prête idéalement à la mise en image d’un récit se déroulant dans les cieux. La magie hante les pages, entre flash-backs, malédiction, sentiments et jeux innocents. La mise en scène nous mène tranquillement dans les pas de deux protagonistes pour un final ravissant.

« C’est joli, gentil, c’est doux, c’est fort, c’est plein de couleurs », les initiés comprendront, les autres ne seront que positivement intéressés par Fluff for the Flightless, un yaoi blue de référence comme Hagi sait les créer.

Rédactrice manga de Nipponzilla. Dévoreuse manga, BD et livres en tous genre, bavarde absolue, elle s’attaque à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un bon titre et qu’importe les déceptions, elle s’acharne pour vous dénicher des perles.

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