Notre critique du Tome 1 de Les Carnets de l’Apothicaire

Dessinateur: Neko Kurage
Scénariste: Itsuki Nanao, Natsu Hyuuga
Editeur: Ki-Oon
Collection: Seinen
Genre: historique, enquête
Public: + 12 ans
Contenu: 178 pages
Sortie: 21 janvier 2021
Prix: 7,90 euros
Statut de la série: En cours de publication

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Résumé

“À 17 ans, Mao Mao a une vie compliquée. Formée dès son jeune âge par un apothicaire du quartier des plaisirs, elle se retrouve enlevée et vendue comme servante dans le quartier des femmes du palais impérial ! Entouré de hauts murs, il est coupé du monde extérieur. Afin de survivre dans cette prison de luxe grouillant de complots et de basses manœuvres, la jeune fille tente de cacher ses connaissances pour se fondre dans la masse.
Mais, quand les morts suspectes de princes nouveau-nés mettent la cour en émoi, sa passion pour les poisons prend le dessus. Elle observe, enquête… et trouve la solution ! En voulant bien faire, la voilà repérée… Jinshi, haut fonctionnaire aussi beau que calculateur, devine son talent et la promeut goûteuse personnelle d’une des favorites de l’empereur. Au beau milieu de ce nid de serpents, le moindre faux pas peut lui être fatal !”

Notre critique

Au départ, l’histoire est un roman à succès de Natsu Hyuuga, Les Carnets de l’apothicaire, publié en 2011. Elle a eu tellement de succès que Square Enix décida d’en faire un manga. Itsuki Nanao fut désigné pour faire le story-board, cette étape délicate qui consiste à construire les planches du manga en veillant à ce qu’il soit attractif sans dénaturer l’œuvre originale.  Ensuite, c’est Nekokurage qui a été chargée de le dessiner. Elle avait déjà mis en image une série sur la Chine ancienne (Soshokukei Danshi) et navigue donc en terrain connu.

Le rassemblement de ces talents a donné cette série qui est aujourd’hui publiée en français par l’éditeur Ki-Oon. C’était un pari risqué mais le résultat est là. Dès les premières pages, le lecteur est entraîné dans la cour intérieure du palais impérial pour y suivre une jeune servante du nom de Mao Mao.

Mao Mao, contrairement à la plupart des jeune servantes, a reçu une éducation et sait lire et écrire. Elle a même été formée pour être herboriste. Malheureusement pour elle, elle a été enlevée et amenée là contre son gré. Elle tente donc de se faire discrète afin de ne pas attirer l’attention sur elle. Elle montre ainsi son intelligence. En effet, ses ravisseur recevant une partie de son salaire, elle se refuse à étaler ses connaissances et à monter en grade. C’est une manière pour elle de ‘punir’ ses ravisseurs. La jeune fille a un défaut: sa passion pour l’herboristerie est telle qu’elle ne peut s’empêcher d’intervenir dès qu’elle voit quelque chose de suspect se passer sous son nez.

Elle sera vite démasquée par Jinshi, un haut fonctionnaire qui la promeut auprès d’une des favorites de l’empereur. Cela lui permettra de l’avoir sous la main pour utiliser son ‘talent’ afin de résoudre les mystères de la cour. Sous ses airs de beau jeune homme, c’est un calculateur et un manipulateur qui n’a pas peur d’utiliser tous les moyens mis à sa disposition pour se faire bien voir et maintenir ses privilèges.

La série est emmenée par ce tandem antinomique qui va devoir résoudre les différents ‘mystères’ qui se présenteront à eux.

Le dessin est fin et agréable. Les personnages sont reconnaissables et attachants. Les décors sont fouillés et détaillés sans être trop chargés.

Le récit est agréable et entraînant. Ce huis-clos médicinal alterne des phases d’observations un peu plus lentes, des touches d’humour et des résolutions souvent expliquées.

Cette série s’adresse à tous ceux qui aiment les séries d’enquêtes atypiques.

Notre critique du Tome 1 de Les Carnets de l’Apothicaire
Conclusion

Ce premier tome augure une série sympathique et prometteuse. Vivement la suite...

Scénario
90
Dessin
95
Édition
85
Originalité
85
Mise en scène
90
Intérêt sur la durée
95
On a aimé :
Les personnages.
Le caractère de Mao Mao
Les décors.
On a moins aimé :
Néant
90