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Critique

Notre critique du tome 1 de Nosferatu

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Dessinateur : Shinjirô
Scénariste : Shinjirô
Éditeur : Soleil
Collection : Seinen
Genre : Suspense, Fantastique
Public : + 14 ans
Contenu : 208 pages
Sortie : 14 octobre 2020
Prix : 7,99€
Statut de la série : Terminée en 4 volumes

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Résumé

Une jeune fille se réveille dans les bois, en piteux état. Amnésique, elle en a oublié son nom et la raison de sa présence à cet endroit. Elle rencontre Arnolt, un prêtre inquisiteur. Ce dernier prétend la protéger des démons qui se logent dans le cœur des humains et massacre un prêtre, ainsi qu’un village entier. Mais la jeune fille constate que c’est Arnolt qui est à l’origine de la folie démoniaque des êtres humains qui les entoure. Saura-t-elle l’arrêter ?

Notre critique

Laura est une jeune guerrière qui se réveille totalement amnésique dans les bois. Engourdie, elle tente de trouver de l’aide. Sur les indications d’un jeune garçon, elle arrive dans un village mais se fait attaquer par le prêtre de la paroisse, devenu complètement fou. Sauvée par Arnolt, un prêtre exorciste de démons, Laura assiste au massacre des habitants du village. Car tous se transforment en fous qui veulent s’abreuver de leur sang. Laura, qui a récupéré doucement, observe que tous ces gens sont en fait devenus fous car ils sont trop proches d’elle et d’Arnolt. La jeune fille découvre qu’ils sont des Nosferatus, des êtres aux visages humains, qui font perdre la raison aux êtres humains. Et surtout, en se cachant derrière l’éradication des démons, Arnolt massacre impunément des villages entiers. Décidée à l’arrêter, Laura va devoir se cacher. Ainsi elle retrouve le jeune garçon qui l’a aidé, appelé Moroi. Même si Laura refuse qu’il l’approche, Moroi sent qu’elle est gentille et un lien se tisse entre eux. Forcés de s’enfuir, ils arrivent dans un château où vit une petite fille, Elizabeth, et où d’étranges disparitions ont lieu…

Laura est une Nosferatu amnésique. Prétendument sauvée par Arnolt, elle est intelligente et s’aperçoit vite du problème qu’est ce dernier. Même si la jeune fille n’a pas retrouvé la mémoire, son corps, lui, a gardé ses réflexes de survie et sait qu’elle doit éviter le soleil et ses rayons, par exemple. Laura est, malgré sa nature, une personne gentille, qui ne veut pas massacrer des gens innocents devenus momentanément fous. Elle veut arrêter Arnolt et sa folie, mais elle veut aussi se souvenir de son passé et se venger. Moroi est un jeune garçon qui a perdu ses parents. Orphelin, il vit chez son oncle qui l’exploite et le maltraite. De par son odorat assez développé, il est persuadé que Laura est une gentille personne, car il apprécie son odeur. Il décide d’accompagner Laura dans sa lutte contre Arnolt. Arnolt est un Nosferatu également. Derrière son visage humain, il rend fou tous ceux qui l’approchent. Sa mission en tant qu’exorciste de démons est de purger les villages concernés. Il est bien décidé à rallier Laura à sa cause.

Avec cette série courte, Soleil nous fait voyager à mi-chemin entre la dark fantasy et le thriller médiéval. Dès les premières pages, on s’attache aux personnages, que ce soit Laura, Moroi ou Arnolt, au charisme effrayant. Le scénario est assez rythmé et dense, il nous emmène dans les profondeurs du Mal, parmi des créatures diaboliques au visage humain. Le dessin est aussi sombre que le scénario, avec des traits assez épais. Il y a peu de décor, et quand il y en a, ils se superposent aux ombres qui entourent les personnages. Le tome s’ouvre sur 2 pages couleurs et c’est Laura qui fait la jaquette de ce tome, dans un style graphique splendide, toute en nuance de gris et d’une pointe de rouge. N’hésitez pas à soulever cette dernière !

Notre critique du tome 1 de Nosferatu
Conclusion

En résumé, voici une série originale qui donne un nouveau souffle au mythe du vampire, avec des héros attachants, charismatiques, voire effrayants et un scénario prometteur. A découvrir !

Scénario
85
Dessin
80
Edition
90
Originalité
85
Mise en scène
85
Intérêt sur la durée
85
On a aimé :
Un scénario original
La référence à Elizabeth Báthory
On a moins aimé :
Un dessin un peu trop sombre
85

De la génération Club Dorothee, élevée avec Saint Seya, Cobra et City Hunter, Saya, qui a un gros faible pour les shojo et les josei, adore faire de nouvelles découvertes. Le manga est une passion qu'elle n'hésite pas à transmettre aux générations futures.