S'enregistrer
Votre mot de passe vous sera envoyé.
Dessinateur : Kou Yoneda
Scénariste : Kou Yoneda
Editeur : Taifu Comics
Collection : Yaoi
Genre : Tranche de vie, romance
Public : Public averti
Contenu : 220 pages
Sortie : 28 février 2020
Prix : 8,99 €
Statut de la série au Japon : En cours de publication

Acheter Site officiel

Résumé

En couchant avec Dômeki, Yashiro réalise que ses sentiments envers son homme de main sont bien plus profonds qu’il n’avait jamais osé se l’avouer. Cependant, il n’a aucune envie de se laisser aller à vivre une telle relation. Il choisit aussitôt d’abandonner son fidèle chien de garde, encore endormi. Alors que le conflit avec Hirata fait rage, Yashiro décide de régler ses comptes comme il l’a toujours fait : à sa manière et surtout seul !

Notre avis

Ce tome 6 tant attendu de Twittering Birds Never Fly est à la fois très bon et source de frustration.

Suite immédiate du volume précédent, il nous présente un Dômeki déboussolé par la disparition soudaine de Yashiro. Ils ont passé la nuit ensemble, se sont enfin donnés l’un à l’autre, mais Yashiro, encore blessé, s’est sauvé au petit matin.
Alors qu’il tente de comprendre, Dômeki ignore que les manigances entre clans de yakuzas continuent de plus belle. Et que Hirata est le réel ennemi immédiat de Yashiro.

Détestant Yashiro depuis toujours, Hirata a longtemps attendu son heure. A présent, il saisit le moment opportun, alors que la situation entre les clans est tendue, pour agir.

Mais c’est mal connaître Yashiro. Entre souvenirs de ses premières missions secrètes pour Misumi et sa terrible décision, Yashiro passe lui aussi à l’action. Tout comme il est hors de question pour lui de se laisser aller à une vraie relation amoureuse, qui plus est avec Dômeki, il est tout aussi inconcevable qu’il ne mette pas un terme à cette affaire par ses propres moyens.

Refusant l’aide de quiconque, il est bien décidé à se jeter dans la gueule du loup pour mieux l’abattre. Mais Dômeki a du ressort. Il ne lui faut guère de temps avant de retrouver la trace de son maître. Leur échange est douloureux pour l’un comme pour l’autre mais Dômeki, s’il ne la comprend pas, accepte la froideur de son patron. Fidèle à lui-même, Yashiro ne lui explique rien franchement. Il lui cache jusqu’à ses projets immédiats destinés à révéler les desseins de Hirata au grand jour.

L’entêtement de Dômeki pousse quand même Yashiro à bout. Il accepte sa compagnie pour mieux le laisser en arrière, quitte à ce que ce soit baignant dans son propre sang…

Hirata hait donc Yashiro et, pour l’évincer du clan, il est prêt à tout. Une petite collusion avec un clan rival ? Pourquoi pas. Une tuerie gratuite pour faire accuser son rival aux yeux de Misumi et des autres clans ? Encore mieux ! Mais dans son obsession, Hirata ignore que Yashiro connaît mieux que lui les noirceurs humaines. Et cela va lui donner un gros avantage…

L’histoire d’amour de Twittering Birds Never Fly n’a rien de tendre ou de beau. Yashiro reste lui-même, glacial, déterminé, poussé par une volonté auto destructrice qui n’épargne personne. Le secret de sa nature pointe son nez dans les dernières pages mais il faudra lire la suite pour en apprendre plus. Dômeki, pour sa part, perd un peu de son flegme apparent. Bien que toujours égal dans son attitude, ses attentions et ses mots laissent transparaître, bien plus qu’auparavant, combien Yashiro compte pour lui. Sa propre détermination demeure et grandit.

Les personnages secondaires nourrissent aussi la narration. Rivalités, rancœur, liens avec le passé, amitié fracassée, tous ces sentiments se mêlent et les poussent dans l’action. Misumi ne se laisse pas berner par les manigances de Hirata mais doit attendre les actions radicales de Yashiro pour ses délier les mains. Hirata est submergé par l’envie, la colère, la jalousie et peut-être quelque chose de plus sombre que seul Yashiro saura débusquer. Et qui le perdra. Les hommes de mains, quels qu’ils soient, mouvementent la lecture. Ils sont efficaces, font l’action, le suspense et même l’humour de certains passages. On en arrive à les apprécier autant que les autres. La complicité entre Dômeki et Nanahara gagne du terrain et participe à éclairer la nature de Yashiro aux yeux de son amant maudit.

Kou Yoneda a un style graphique incisif et expressif. Parfaitement calibré pour ses récits yaoi sur fond de mafia nippone, il dépeint bien la tragédie des amours contrariés et autres rudes vengeances. L’impassibilité de ses deux héros fait contraste avec l’animation féroce des autres protagonistes. Leurs visages ne se laissent jamais aller à une manifestation émotionnelle, ou si peu. Et lorsque cela arrive, les images parlent pour eux. La mise en scène nous permet de suivre les méandres sournois de cette mafia traîtresse. Tous les coups sont permis et chacun a sa petite affaire à régler mais tout est présenté avec clarté. On frémit aux actions du couple phare, saisis par un suspense qui vaut bien celui des manigances entre yakuzas. Tous les détails sont soignés pour installer le défilé des scènes dans un décor changeant qui sert parfaitement le scénario.

Que fera Dômeki face aux choix que lui imposent Yashiro ? C’est la question qui nous trotte dans la tête alors que l’on referme de tome 6 avec, déjà, une furieuse impatience de lire la suite !

Twittering Birds Never Fly - Tome 6 : Notre Avis
Le couple maudit continue de se déchirer après s'être rapproché et Yashiro se révèle un peu, malgré lui...
Scénario90%
Dessin85%
Edition90%
Originalité85%
Mise en scène90%
Intérêt sur la durée95%
On a aimé :
  • Personnages attachants et complexes
  • Un récit réaliste, à tiroirs sur fond de mafia
  • Dessin au service du récit : réaliste
On a moins aimé :
  • Néant
90%Note Finale

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.